L’homme a tenu sa parole : il a su placer toute sa confiance dans les promesses des candidats, qui à la quasi unanimité ont signé son pacte écologique. Il n’a pas franchi la ligne rouge, se concentrera sur l’impératif écologique, conserve ainsi toute son indépendance, ne sera pas candidat. Certains de nos commentateurs favoris seront ravis : effectivement, l’une des raisons de ce “désistement” tient à la peur de l’échec, et des conséquences qu’un tel échec aurait sur la cause écologique, qu’il ne peut se résoudre à réduire à des chiffres de résultats de vote. Nous souhaitons à Nicolas Hulot, et à sa fondation, toute l’énergie qu’il faudra pour assumer les manquements des prochains élus : nul doute que le rôle déjà exceptionnel qu’a su conquérir Nicolas Hulot devra être développé.
Un premier rendez vous est déjà donné, le 31 janvier, au Musée des Arts Premiers, pour un premier débat écologique entre tous les candidats, organisé par Nicolas Hulot.
















22/01/2007 - 8:53
et j’en suis quand même bien désolée…par contre je respecte, non, j’admire son courage de dire qu’il craint de ne pas être à la hauteur, car les autres ne le sont pas été, mais ne l’ont jamais avoué…là on voit encore l’humanité profonde de Nicolas Hulot…
31/01/2007 - 1:31
[...] Ce matin, conviés à ce rendez vous depuis l’annonce du retrait de Nicolas Hulot (voir notre article du 22 janvier : Redonner du sens au progrès ), 10 candidats à la présidentielle avaient répondu à l’invitation à préciser leur programme écologique, au Musée des Arts Premiers, en signant le pacte écologique. C’est la première réunion de tous ces candidats, et grâce à Hulot ce premier débat est placé sous le signe de l’écologie. [...]
26/02/2007 - 12:53
[...] Le retrait de Nicolas Hulot risque-t-il de provoquer un flop plus important que celui qu’aurait engendré sa candidature ? Rien n’est moins sur. On l’a vu, depuis son annonce du 22 janvier , la question qu’il a soulevé a été submergée par d’autres tout aussi “primordiales” : l’ISF que payent les candidats, l’implication des RG dans la campagne, le chiffrage des programmes, bref, on baigne maintenant en pleine insignifiance. Heureusement, les associations écologistes, dont la fondation Nicolas Hulot, se sont regroupées au sein de ce qui, souhaitons le, deviendra un pouvoir de lobbying à la hauteur des enjeux défendus par les “grands” de ce monde, qui eux aussi travaillent aux réseaux d’influence, avec le succès que l’on sait . Promues ce matin à la une du monde, les notes des divers candidats sont inexorablement révélatrices du peu d’intérêt que portent les grands partis pour la question de l’avenir du pays dans une civilisation à la dérive. Bien sur, le parti des Verts obtient l’honorable 16,5/20. Le PS n’est pas trop mal noté : 13,5/20. Si malgré la dispersion des nombreux candidats de gauche, Ségolène Royal a des chances de passer le premier tour, elle devra toutefois composer avec les voix d’extrême gauche : le moins qu’on puisse dire, c’est que les nostalgiques de l’époque Stalinienne ne sont pas champions en la matière (9/20 au PC, 8/20 à la LCR, 5/20 à Lutte Ouvrière). Le Grand Favori, de son coté, est médiocre en matière d’environnement : l’UMP est noté 8,5/20. L’autre favori du passage au 2e tour, François Bayrou, ne relève pas le niveau : 9/20. [...]