Ce matin, conviés à ce rendez vous depuis l'annonce du retrait de Nicolas Hulot (voir notre article du 22 janvier : Redonner du sens au progrès), 10 candidats à la présidentielle avaient répondu à l'invitation à préciser leur programme écologique, au Musée des Arts Premiers, en signant le pacte écologique. C'est la première réunion de tous ces candidats, et grâce à Hulot ce premier débat est placé sous le signe de l'écologie.

L'heure n'est plus à la rigolade : A la tribune du Musée des Arts Premiers, le ton était grave. En introduction, Nicolas Hulot a pu se féliciter de la prise de conscience des candidats en matière d'écologie : "Nous n'allons pas bouder notre satisfaction de réunir en un même lieu les dix candidats à la présidentielle qui ont signé le Pacte".

Tous les signataires se sont donc succédés pour énoncer leur profession de foi écologique. Entre Ségolène Royal qui nous assomme de belles paroles ("excellence écologique") et de promesses insignifiantes étant donné la taille de l'enjeu (réforme écologique du permis de construire), et Sarkozy, qui préfère de son coté s'en remettre à la loi du marché, nous avons retenu les engagements de François Bayrou, qui a saisi l'enjeu et la nécéssité d'une action orientée vers l' international : "le futur président devra  avoir l'obsession d'imposer à la communauté internationale un agenda."

Au delà du débat, certes constructif, on ne peut qu'admirer l'engagement et la perspicacité de Hulot, qui a réussi à maintenir intact la  mobilisation les candidats. Il est en passe de transformer  admirablement l'essai de sa pré campagne à laquelle il a mis un terme,   avec raison et détermination, pour passer à un stade ultime : participer à la mise en place du premier état écologique de la planète. On peut toujours rêver ?