31 janvier 2007

Ce matin, conviés à ce rendez vous depuis l’annonce du retrait de Nicolas Hulot (voir notre article du 22 janvier : Redonner du sens au progrès), 10 candidats à la présidentielle avaient répondu à l’invitation à préciser leur programme écologique, au Musée des Arts Premiers, en signant le pacte écologique. C’est la première réunion de tous ces candidats, et grâce à Hulot ce premier débat est placé sous le signe de l’écologie.

L’heure n’est plus à la rigolade : A la tribune du Musée des Arts Premiers, le ton était grave. En introduction, Nicolas Hulot a pu se féliciter de la prise de conscience des candidats en matière d’écologie : « Nous n’allons pas bouder notre satisfaction de réunir en un même lieu les dix candidats à la présidentielle qui ont signé le Pacte« .

Tous les signataires se sont donc succédés pour énoncer leur profession de foi écologique. Entre Ségolène Royal qui nous assomme de belles paroles (« excellence écologique« ) et de promesses insignifiantes étant donné la taille de l’enjeu (réforme écologique du permis de construire), et Sarkozy, qui préfère de son coté s’en remettre à la loi du marché, nous avons retenu les engagements de François Bayrou, qui a saisi l’enjeu et la nécéssité d’une action orientée vers l’ international : « le futur président devra  avoir l’obsession d’imposer à la communauté internationale un agenda. »

Au delà du débat, certes constructif, on ne peut qu’admirer l’engagement et la perspicacité de Hulot, qui a réussi à maintenir intact la  mobilisation les candidats. Il est en passe de transformer  admirablement l’essai de sa pré campagne à laquelle il a mis un terme,   avec raison et détermination, pour passer à un stade ultime : participer à la mise en place du premier état écologique de la planète. On peut toujours rêver ?