C’est par une série d’entretiens avec des spécialistes connus des lecteurs d’ecolopop que Coline Serreau tourne « Solutions locales pour un désordre global », qui sortira en salle le 7 avril prochain.
Dépassant la simple dénonciation d’un système agricole perverti par une volonté de croissance irraisonnée, Coline Serreau nous invite dans « Solutions locales pour un désordre global » à découvrir de nouveaux systèmes de production agricole, des pratiques qui fonctionnent, réparent les dégâts et proposent une vie et une santé améliorées en garantissant une sécurité alimentaire pérenne.
Caméra au poing, Coline Serreau a parcouru le monde pendant près de trois ans à la rencontre de femmes et d’hommes de terrain, penseurs et économistes, qui expérimentent localement, avec succès, des solutions pour panser les plaies d’une terre trop longtemps maltraitée.
Pierre Rabhi, Claude et Lydia Bourguignon, les paysans sans terre du Brésil, Kokopelli en Inde, M. Antoniets en Ukraine… tour à tour drôles et émouvants, combatifs et inspirés, ils sont ces résistants, ces amoureux de la terre, dont le documentaire de Coline Serreau porte la voix. Cette série d’entretiens d’une incroyable concordance prouve un autre possible : une réponse concrète aux défis écologiques et plus largement à la crise de civilisation que nous traversons.

Il était temps de réagir : plus de 20 ans après les premières marées vertes, et près de un an après le décès d’u cheval mettant en évidence la dangerosité du phénomène pour les promeneurs, l’état semble attaquer le problème des algues vertes, qui concerne plus généralement toute une filière de l’agriculture intensive. Fin Aout 2009, Jean Yves le Drian, président du Conseil Régional, s’en remettait à la responsabilité du législateur. Aujourd’hui Le secrétariat d’Etat chargé de l’Ecologie présentera en Conseil des ministres un plan quinquennal contre les algues vertes, prévoyant d’une part la création d’une filière de ramassage et de traitement, mais aussi des contraintes sur les agriculteurs. Ces derniers, selon le ministère, ont accueilli favorablement ce plan. Mais de leur côté, les associations écologistes se plaignaient, hier, de ne pas avoir été écoutées. « Contrairement à ce qui avait été annoncé, le gouvernement va boucler, seul, un plan sans concertation », déplore Gilles Huet, d’Eau et Rivières.

ci dessus, reportage de Benjamin Lucas, lauréat du concours « Planète Reporter », lancé par Le Monde.fr et YouTube.
LIRE LA SUITE : Un plan quinquennal contre les algues vertes ?


Dans le cadre du Carrefour des gestions locales de l’eau des 27 et 28 janvier, la Région Bretagne a remis, pour la seconde fois, les trophées « Zéro phyto ». Cette distinction récompense 22 nouvelles communes bretonnes qui n’utilisent plus aucun produit phytosanitaire pour l’entretien de leurs espaces publics, notamment après avoir signé la charte de désherbage et mis en oeuvre un Plan communal.

Il se trouve que ces actions ont un impact important, notamment en Bretagne : des études ont démontré que le désherbage chimique des surfaces urbaines présente de forts risques en terme de transfert des résidus de produits vers les eaux de surface. En effet, sur le territoire breton, près de 80% des ressources en eau potable sont issues des eaux de surface, contre 40% à l’échelle nationale.

LIRE LA SUITE : Zéro phyto pour 22 communes bretonnes


Le feuilleton judiciaire qui oppose l’association Kokopelli aux grands semenciers industriels n’en finit pas. On se souvient des dommages et intérêts que l’association, qui milite pour la sauvegarde des semences anciennes, avait du payer à l’état français en 2006. C’est par la voix de Blanche Magarinos-Rey, Avocate de Kokopelli, que nous découvrons aujourd’hui certaines méthodes employées par des entreprises peu scrupuleuses, qui elles aussi s’attaquent à l’association pour « non conformité » des semences. Après l’affaire des légumes tordus, la france est  encore une fois  le théâtre de grossières manipulations dont voici le détail. Après avoir lu ce communiqué, nous vous invitons à vous rendre sans plus tarder sur le site de l’association pour faire fructifier les légumes anciens qu’elle aide à (re)diffuser.

LIRE LA SUITE : Kokopelli, l’association qui se bat pour la vie


On continue avec pédagogie notre série sur le Bois Raméal Fragmenté (BRF)

Voir aussi nos articles sur la grelinette et le brf :
http://www.ecolopop.info/2009/08/fourches-a-becher-grelinette-ou-guerilu/6982
http://www.ecolopop.info/2009/07/le-brf-une-perspective-davenir/6490

Guide du nouveau jardinage, sans travail du sol, de Dominique Soltner :
http://www.soltner.fr/catalogprouteau/product_info.php?cPath=23&products_id=47

Une collection de DVD sur l’agriculture durable :
http://www.agrovideo.fr/


L’association Val Bio Centre, basée à Montreuil en Touraine,  commercialise chaque année 500 T de fruits et légumes biologiques. Ses paniers, livrés chaque semaine en direct des fermes bio des producteurs,   sont désormais proposés dans 15 nouveaux points de dépôts à Paris et en région parisienne.

En région parisienne et à Orléans, 2300 familles abonnées à l’année reçoivent Les Paniers du Val de Loire. Livré sans intermédiaire, le panier ne coûte que 13,50 € à Paris et en Ile-de-France, pour 4 à 5 kg de fruits et légumes bio.

L’abonnement garantit un prix fixe de panier toute l’année, quelle que soit la saison et les aléas climatiques, avec une grande diversité de fruits et légumes de saison. Cet engagement permet aux maraîchers de planifier à long terme leurs cultures et crée un lien fort entre producteurs et consommateurs.

Les Paniers du Val de Loire sont des paniers de fruits et légumes :

  • 100% biologiques et locaux, issus de fermes certifiées bio du Val de Loire en région Centre, bassin de productions maraîchère et arboricole à proximité de l’Ile-de-France
  • De saison, avec une fraîcheur garantie par des livraisons sans intermédiaire du champ à l’assiette
  • Diversifiés, avec 5 à 6 types de fruits et légumes par panier, donnant l’occasion de découvrir des variétés anciennes et de changer ses habitudes de consommation
  • Accompagnés d’un « mot de la semaine » avec des idées recettes et des nouvelles de la vie des fermes au fil des saisons
  • Proposés à un prix fixe à l’année
  • Conditionnés et livrés par des entreprises d’insertion partenaires, permettant la remise au travail de personnes en difficulté socioprofessionnelle

Le site www.lespaniersduvaldeloire.fr permet de s’abonner, puis de gérer facilement ses livraisons, notamment les reports de paniers en cas d’absence, à partir d’un compte personnel.

S’abonner aux Paniers du Val de Loire, c’est donc consommer différemment et devenir acteur pour soutenir une agriculture bio, locale, solidaire et créatrice d’emploi, dans une démarche globale de développement écologiquement et socialement responsable.

L’association Val Bio Centre commercialise 500 T de fruits et légumes biologiques pour 1,2 M€ de chiffre d’affaires. Elle compte 34 producteurs, dont 10 nouveaux producteurs installés en région Centre depuis 2004. Elle est aussi partenaire d’une couveuse d’entreprises en maraîchage biologique à Blois. Val Bio Centre emploie 5 salariés, et a permis la création de 26 emplois – 21 contrats d’insertion et 5 permanents- dans les structures d’insertion partenaires et prestataires sur l’activité « les Paniers du Val de Loire ».


La Ligue pour la Protection des Oiseaux (LPO) publie  le  »guide technique et recueil d’expériences » à destination  des agriculteurs  »désireux de protéger la biodiversité ».  Ce guide fournit, à travers 14 fiches techniques mobiles, des réponses concrètes aux questions relatives aux pratiques agricoles et à la sauvegarde de la biodiversité sur les exploitations. Il illustre également la démarche mise en place dans le cadre du programme pour améliorer la biodiversité sur les exploitations grâce aux témoignages de six agriculteurs impliqués. Ce guide a reçu le soutien financier du ministère de l’Alimentation, de l’Agriculture et de la Pêche (MAAP), du ministère de l’Ecologie, de l’Energie, du Développement durable et de la Mer (MEEDM), de la Région Poitou-Charentes, du Crédit Agricole et de la Fondation Nature & Découvertes. Il s’adresse aussi bien au monde agricole (agriculteurs, techniciens, conseillers, organismes et enseignement agricoles) qu’aux environnementalistes et aux associations de protection de la nature.

 »Ce sont en tout 132 exploitants, issus de réseaux d’agriculteurs volontaires de l’agriculture raisonnée (Forum de l’Agriculture Raisonnée Respectueuse de l’Environnement-FARRE), de l’agriculture biologique (Fédération Nationale d’Agriculture Biologique des régions de France-FNAB)et de l’agriculture durable (Fédération Nationale des Centres d’Initiatives pour Valoriser l’Agriculture et le Milieu rural-FNCIVAM/RAD), qui se sont impliqués dans cette démarche », a précise la LPO dans un communiqué. Parmi les actions recommandées dans ce guide figurent la restauration des haies et des boisements, la plantation des bandes enherbées pour faciliter la présence d’insectes prédateurs naturels des parasites, ou encore la fauche tardive des jachères pour laisser le temps aux oiseaux nichant au sol de se reproduire, le maintien des zones humides et la limitation du recours aux pesticides.

Source : Communiqué de la Ligue de Protection des Oiseaux


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