Protection de la forêt : l’Equateur fait machine arrière

C'est l'échec d'une stratégie que nous relations en 2007 et qui aurait pu marquer une innovation majeure pour la sauvegarde des espaces naturels : dès 2007 l'idée était lancée en Equateur de proposer aux pays riches de financer la protection de la forêt par l'achat de parcelles garantissant un revenu aux populations locales et au pays, rendant moins attrayant la potentielle manne pétrolière que recèle son sous sol. Malheureusement, les pays riches n'ont répondu que de manière symbolique et le projet n'ira pas plus loin : le Congrès de Quito, capitale du pays,  vient en effet de donner son feu vert à l'exploitation du pétrole au sein du PARC YASUNI. Le président espère en effet redistribuer l'argent du pétrole à ses administrés, mais une tentative de pétition rassemblant déjà plusieurs centaines de milliers de personnes est en cours pour s'opposer à cette nouvelle politique.

Constatant dès aout 2013 l'échec de son initiative,  Le président de l'Equateur, Rafael Correa,   demandait jeudi 15 août au Congrès l'autorisation d'exploiter le pétrole dans une importante réserve écologique du Parc Yasuni, en Amazonie, 

"Avec une profonde tristesse, mais aussi avec une absolue responsabilité envers notre peuple et envers l'histoire, j'ai été obligé de prendre une des décisions les plus difficiles de tout mon gouvernement".

En 2007, Rafael Correa proposait à l'ONU de ne pas exploiter le bloc Ishpingo, Tambococha et Tiputini (ITT), dont les réserves sont estimées à 920 millions de barils de pétrole représentant 20 % des réserves de l'Equateur, le plus petit pays membre de l'OPEP. En échange, il demandait à la communauté internationale une compensation de 3,6 milliards de dollars sur 12 ans à titre de contribution pour la lutte contre le réchauffement climatique et pour éviter l'émission de 400 millions de tonnes de CO2, responsables des gaz à effet de serre.

1 % DU PARC NATIONAL

Cependant, durant ces dernières années, l'Equateur n'a obtenu qu'à peine 13,3 millions de dollars, soit 0,37 % des fonds attendus, selon M. Correa. Ces fonds, versés par des entreprises privées ou des pays comme la Belgique, le Chili, la France, l'Italie, l'Espagne et l'Indonésie, ont été déposés sur un compte administré par le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), qui garantit le retour de l'argent aux donateurs.

"Le monde nous a lâchés", et c'est pourquoi j'ai décidé de "solliciter auprès de l'Assemblée nationale la déclaration d'intérêt national approuvant l'exploitation du pétrole" de Yasuni, a-t-il déclaré. Dans le cas où le Congrès autoriserait l'extraction du pétrole, "elle ne pourrait pas se faire sur une zone supérieure à 1 % du Parc national Yasuni", qui s'étend sur près d'un million d'hectares, a précisé le président Correa.

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