Carlos Motta, brésilien, a fait de sa passion un métier : en passant des journées à surfer sur les plages désertes de la cote Ouest de Sao Paolo, il ramassait les épaves de bois flotté que l’océan avait naturellement raboté, poli, vernis, traité… Diplômé d’architecture, il a lancé sa propre affaire en gardant l’objectif de minimiser son impact environnemental. Si notre préférence porte sur ses créations minimalistes, l’architecte s’accomode aussi de réalisations sur mesure, tant en mobilier qu’en bâtiment. Ses créations seront exposées à Paris à partir du 24 mai, à la gallerie Mandalian Paillard (16 rue de Lille, Paris 7e, sur RV). En savoir plus : site officiel
La folie des sapins de noel contribue-t-elle à lutter contre le réchauffement climatique ? La question mérite d’être posée : la pousse rapide des jeunes conifères qui sont coupés avant d’atteindre l’age adulte favorise les individus les plus dynamiques, ceux dont la croissance absorbe le plus de CO2. En tous les cas, un sapin naturel, même coupé, offre moins d’inconvénients que son homologue plastique. Démonstration : Association Française du Sapin de Noel Naturel. Dans le même genre, par contre, on peut applaudir la dernière création de L’atelier Arts et Cartons de Sandrine KNOBLOCH, dans la région de Strasbourg : un sapin en carton, voilà qui offre des débouchés interessants à la filière de recyclage d’un matériau qui n’a pas à rougir de son bilan écologique. Fabriqué à partir des fibres végétales issus des déchets de l’exploitation forestières. Dans ces sous-produits de la sylvicuture, branchages, rondins de première éclaircie, rondins de cimes, chutes de scierie, on trouve toute la matière qu’il faut pour aligner des mètres de carton ondulé dont les performances structurelles ne sont plus à démontrer. Sandrine l’a bien compris, et anime depuis plusieurs années des ateliers de formation, en plus de la boutique ne ligne où sont présentées ses meilleures créations de mobilier en carton (commodes, tableaux pour enfants, maisons de carton…)
Lien : Arts et Carton
Voir aussi : carton, eco-design
Ce n’est pas un concept nouveau, mais l’ouverture du magasin carton design, à Schiltigheim (banlieue de Strasbourg, en Alsace), témoigne d’une initiative bienvenue : l’espace entier y est dédié à l’utilisation de ce matériau qui pour la plupart des entreprises est un déchet. Pour Carton Design, c’est la matière première à l’aménagement intérieur et à la création d’une gamme des meubles parmi les plus écologiques que l’on puisse imaginer.
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L’atelier d’ébenisterie de Whit McLeod, naturaliste de formation, est une caverne un peu spéciale. Sa vision des affaires : un cycle complet de recyclage d’un bois quelque peu particulier, le chêne blanc, issu du gigantesque stock de tonneaux à vin que peu à peu les vignobles de Californie ont remplacé, depuis des années, par des cuves en acier. Mais il trouve aussi son bois dans les hangars en démolition (Pin Douglas). Le reste des éléments provient … de la décharge ou du garagiste, où les métaux à récupérer sont légion, dont l’inestimable cuivre, matière première essentielle à la fabrication du bronze, fabrication maison bien sur. Sachant que les meilleurs bois sont les plus anciens, on imagine le niveau de qualité des meubles en lisant les dix pages du site où Whit McLeod explique sa façon de travailler. Son expertise des assemblages bois l’a mené à des innovations qui lui permettent de garantir éternellement ses créations, y compris pour une utilisation en extérieur.

Avec l’effervescence de la rentrée et les nouvelles collections de mode, nous avions presque oublié notre rubrique ‘aménagement & mobilier’. Un petit tour sur inhabitat, blog spécialisé dans l’aménagement et les préfabriqués écologiques nous a rafraîchi la mémoire. Nous y avons trouvé cette chaise longue recouverte d’un gazon que l’acquéreur sera chargé d’entretenir au mieux sous peine de perdre en quelques semaines le confort naturel de l’herbe, par tous les temps évidemment puisque ce meuble est destiné à l’intérieur. Voilà une belle prouesse d’inventivité de la part de Emily Pilloton, de Chicago, qui consacre son temps à la création et l’adaptation de meubles qu’elle recycle en objets d’art et vend à prix d’or. So British ?
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La célèbre chaine de magasins, très active en matière d’environnement, franchit un nouveau cap. En faisant le choix d’adhérer au WWF Climate Group, la direction du groupe engage l’entreprise à réduire considérablement ses émissions de CO2. Ainsi, sa consommation d’énergie devra baisser de 15% au cours des trois prochaines années.
LIRE LA SUITE : Ikea s’engage à réduire sa consommation d’énergie de 15%
Le marché du design produit de belles idées, chèrement monnayées. Tejo Rémy, designer néerlandais n’en n’est pas à son coup d’essai et cette création qui a déjà plus de 10 ans (1991) se démarque par son coté utile : il ne s’agit plus seulement d’art mais aussi de confort et d’écologie. Vous vous sentez un désir d’ Avant-Garde ? 3500$ (à New York), c’est le prix qu’il vous faudra sortir pour gouter aux joies du repos sur un exemplaire collector de cette série limitée de fauteuils en tissus recyclés de l’armée du salut, assemblés sur une structure bois et tenus en respect par de fines tiges de métal issues de restes d’emballages. Pour les moins riches, il reste la solution maison : un passage chez Emmaüs, quelques morceaux de bois (de palettes), une bonne cisaille et le tour est joué.
Lien : Site du designer Tejo Remy