Cela fait quelques années que, sans répit, les profits des firmes qui fabriquent des OGM sont en hausse : ce qui est bon pour les actionnaires (quoique jamais suffisant), ne l’est pas forcément pour les agriculteurs. Même au Mexique, berceau du maïs et réservoir d’une diversité indispensable à la prévention des défaillances prévisibles de la monoculture, lse plants de maïs sont contaminés à hauteur de 1 %, alors que ce type de culture est interdit dans ce pays (Source : greenpeace) . La nouvelle mesure prise au Luxembourg ravira donc les partisans d’une modération des joies et espoirs que peuvent susciter chez les industriels cette percée des OGM : un arrêté signé par le ministre de la Santé, Mars Di Bartolomeo, qui prévoit « d’interdire provisoirement la mise en culture du MON810 », est entré en vigueur ce mardi, date de sa publication au journal officiel luxembourgeois.
« Le Grand-Duché franchit ainsi une nouvelle étape dans son approche dictée par les principes de précaution et de prévention et se joint à l’Autriche, à la Hongrie, à la Grèce et à la France, qui ont pris la même décision au cours des dernières années« , explique le ministère dans un communiqué.
La décision du Grand Duché « est basée sur des faits nouveaux publiés en 2008 et 2009 ne permettant pas de conclure à une totale absence d’innocuité du MON810 et est motivée par des arguments scientifiques, écologiques et politiques« , ajoute le ministère, qui souligne que 83% des Luxembourgeois interrogés dans un sondage s’étaient dit opposés aux OGM dans leurs assiettes.
L’association de défense de l’environnement Greenpeace a « félicité le gouvernement luxembourgeois pour cette décision historique« .
« A un moment où la Commission européenne a proposé de lever les interdictions nationales sur le MON810 de la France et de la Grèce, la décision du Luxembourg est un signe politique fort« , estime Greenpeace.














