6 décembre 2006
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Le Ministre de l’Agriculture, Dominique Bussereau, a annoncé hier une nouvelle série de subventions expérimentales destinées à soutenir les élevages en prairies naturelles humides, en Poitou-Charente. De l’ordre de 150 euros par hectare, cette mesure est spécifiquement adaptée aux prairies des marais de l’Atlantique et représentera un financement national et européen supérieur à 8 millions €. Un bon coup d’alternative à une PAC qui ne demande qu’à être réformée en profondeur. En effet, ce sont dans ces prairies que se cristallisent les problèmes de sécheresse : les fleuves en amont et nappes phréatiques sont surexploités (pour la culture du maïs, notamment), et l’avenir de ces zones humides est gravement menacé. Leur rôle de tampon, dernier rempart contre les inondations grâce à leur action de limitation du ruissellement, n’est pourtant plus un mystère. Enfin, la biodiversité qui s’y épanouit est unique : la loutre d’Europe, le héron bihoreau, le hibou des marais, anguilles, ragondins, font partie d’espèces menacées elles aussi.

Un communiqué du ministère précise : “Facteurs de développement durable des territoires, ces prairies humides assurent la préservation de la diversité biologique, tout en contribuant à une bonne gestion des ressources en eau, ainsi qu’à la prévention des inondations. L’élevage en marais joue un rôle essentiel au maintien de ces prairies à l’intérêt biologique exceptionnel.”