PARIS, 26 mars 2008 (AFP). Les Verts “s’insurgent” de la mise en garde à vue de Stéphane Lhomme, porte-parole du réseau Sortir du nucléaire et dénoncent “l’intimidation judiciaire” dont il a été victime à leurs yeux, mercredi dans un communiqué.
Les Verts estiment que la “faute” de Stéphane Lhomme, libéré mardi soir après dix heures de garde à vue et d’interrogatoires par les services de la Direction de la surveillance du territoire (DST), est d'”avoir révélé que le réacteur nucléaire qui sera construit à Flamanville était vulnérable aux attaques terroristes aériennes” et d’avoir “diffusé une information classée +secret défense+”.
Pour les écologistes, la source de M. Lhomme est “un rapport émanant d’EDF encore une fois tenu secret, au mépris de l’information et de la transparence”. Ils jugent “inacceptables” les “menaces de sanction qui pèsent sur lui”.
“Pourquoi les militants lanceurs d’alertes sont-ils inquiétés tandis que ceux qui mettent en danger les citoyens peuvent agir dans l’opacité en toute impunité ?”, demandent-ils.
Le porte-parole de Sortir du nucléaire avait été convoqué mardi par la DST dans le cadre de l’enquête sur le document “confidentiel défense”, que s’était procuré le Réseau et dont il ressortait que les réacteurs de type EPR n’étaient pas conçus pour résister au choc d’un avion de ligne.
Pour la seule détention de ce document, Stéphane Lhomme encourt cinq ans de prison et 75.000 euros d’amende, indique le Réseau.














