Après avoir lancé, au cours de la dernière présidentielle, la mode du grenelle de l’environnement, Nicolas Hulot lancera –t-il avec succès la mode du renoncement ? Matérialisme, consommation,  gaspillage, tels sont les maux biens réels que notre pays découvrira en cinéma, tel un miroir, avec la sortie demain en salles du documentaire le « Syndrome du Titanic », homonyme d’un essai publié il y a quelques années. Ce film n'en est pas un de plus sur le changement climatique : celui ci se focalise sur les excès d'un système dépendant exclusivement sur la croissance exponentielle des flux énergétiques. Conséquence : la crise écologique aggrave la crise sociale, et vice versa. Complétant efficacement le travail de la Fondation Nicolas Hulot, le discours ne se veut pas radical car selon son initiateur, c'est la situation qui est radicale.

Se fixer des limites avant que la planète ne nous les impose

Réconcilier avenir et progrès : tel est le pari de l’optimiste Nicolas Hulot, devenu pessimiste, de force. Réhabiliter la puissance publique en renforçant la démocratie, Nicolas Hulot n’est pas en manque de pistes. Réglementation, législation, en un mot : modération.

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