GENEVE, 5 mars 2008 (AFP). General Motors souhaite que les Etats favorisent le développement des biocarburants comme alternative au pétrole et s’oppose à la réglementation européenne sur les émissions de gaz à effet de serre, a déclaré le patron du constructeur automobile américain.
Lors d’une rencontre mardi soir avec la presse en marge du Salon de l’automobile de Genève, Rick Wagoner a vu dans l’éthanol la meilleure alternative à l’essence et au diesel, dans un contexte où le baril de pétrole s’échange à plus de 100 dollars.
Mais les gouvernements doivent mettre en place les infrastructures et le cadre juridique nécessaires, a plaidé le patron du deuxième constructeur mondial.
Si les Etats-Unis ont pour objectif de passer d’une production annuelle d’un milliard de gallons (5 mds de litres) d’éthanol en 2000 à 35 milliards en 2017, ils n’ont pas suffisamment de raffineries pour rendre cette option viable pour les consommateurs.
« Il y a des intérêts bien compris qui préféreraient que l’industrie des biocarburants ne se développe pas », a dénoncé M. Wagoner.
Le patron de GM a critiqué l’objectif de la commission européenne de réduire les émissions de CO2 à 120 ou 130 grammes par kilomètre parcouru en moyenne par chaque automobile, afin de lutter contre le réchauffement climatique.
Bruxelles devrait rechercher « l’équilibre et la cohérence » dans sa politique, a déclaré M. Wagoner, estimant que « la réglementation doit faciliter l’émergence de solutions alternatives ».
Bob Lutz, le vice-président du groupe, a estimé que le secteur était écrasé par la réglementation aux niveaux nationaux et international. « Aucun constructeur automobile ne va pouvoir se sortir de ce bazar réglementaire », a-t-il averti.














