Ce n’est pas une première pour Greenpeace qui a déjà sévi en Méditerranée , ou dans la Manche , en larguant des blocs de calcaire d’une tonne au large de l’occitannie. Cette fois ci en Mer du Nord l’association a déclaré une zone de 116 kilometres carrés réserve naturelle et a affrêté son navire Arctic Sunrise pour déverser des blocs de pierre sur le sol sous marin, interdisant de fait l’accès aux chalutiers sur cette zone : « la pêche industrielle, c’est comme si un bulldozer venait labourer un parc naturel » lit on dans The Guardian.
L’aire protégée s’étend le long de la côte est de l’Angleterre, du nord de Dogger Bank jusqu’au détroit de Douvres. La zone est importante pour la faune, elle abrite notamment près de 20 % de la population de marsouins communs en mer du Nord, mais la pêche au chalut de fond n’y est en grande partie pas interdite. Selon Greenpeace, ces navires ont pêché pendant plus de 37 200 heures à l’intérieur de l’aire protégée en 2025. L’organisation affirme que cette activité affecte les populations de poissons, les marsouins, les requins et les oiseaux marins.
Crédit photo : Andrew McConnell/Greenpeace














