C'est une mesure radicale qui vient d'entrer en vigueur en Mauritanie : depuis le 1er janvier 2013, le Ministère de l'Environnement applique le décret d'interdiction de l'importation, la distribution, la fabrication et l'utilisation de tous sachets plastiques (zazous) servant au transport ou l'emballage de produits, avec un moratoire de six mois. Bien que la sanction plafond s'élève à plusieurs milliers d'euros, il sera difficile d'appliquer cette décision par manque de contrôle, mais la volonté est bien là : depuis 2007,  une filière de collecte et recyclage des déchets plastiques est créée à Nouakchott et confiée à des femmes qui en tirent des revenus. Toutefois, l'expérience montre que si la création d'une filière de valorisation des plastiques durs est possible, elle n'est en revanche pas viable techniquement et économiquement pour les sachets plastiques. L'interdiction permet donc de limiter ce fléau qui concerne  en Mauritanie  90% de la population urbaine à Nouakchott, capitale, selon une étude du GRET, ONG française qui a conseillé le gouvernement Mauritanien. Témoin de l'ampleur des dégats, 80% des bovins abattus dans la capitale  ont des traces de sac plastique dans leur panse.

Une mobilisation mondiale : En chine, l'interdiction des sacs plastiques est évoquée depuis 2008. le sac biodégradable prend peu à peu le relais, comme au Rwanda, pionnier, en 2004, précédant, entre autres, le Gabon, le Togo, la RDC, le Congo, le Ghana, l'Afrique du Sud, le Tchad ou encore le Maroc, où l'ensemble de la grande distribution s'est mis aux sacs biodégradables.  

Lire aussi