COPENHAGUE, 27 fév 2009 (AFP). Les Etats-Unis détiennent la clé du succès du sommet mondial sur le climat à Copenhague, a déclaré vendredi la ministre danoise du Climat et de l'énergie avant sa visite la semaine prochaine à Washington pour des entretiens avec l'administration américaine.

Mme Connie Hedegaard rencontrera notamment Todd Stern, principal négociateur sur le climat et Carol Browner, conseillère pour le climat et l'énergie du président Barack Obama.

"Les Etats-Unis ont la clé pour amener les autres pays, notamment les pays émergents grands pollueurs comme la Chine, l'Inde et le Brésil, à bouger sur le terrain du climat et à contribuer à la réussite du sommet de Copenhague de décembre", a-t-elle déclaré à l'AFP.

Selon elle, "un engagement américain ferme et contraignant au sommet de Copenhague est crucial". En dépit des "signaux positifs et encourageants" lancés récemment au Congrès par le président Obama, "la partie n'est pas encore gagnée" pour rallier les Etats-Unis à un accord global à Copenhague, a-t-elle estimé.

"Il nous faut nous battre, car en temps de crise surtout, il y a encore des réticences au Sénat et à la Chambre des représentants, des voix sceptiques que nous devons convaincre" de la nécessité pour l'Amérique d'"aller de l'avant, de faire preuve de leadership et de placer le climat en tête de ses priorités maintenant".

Et "le temps presse" à neuf mois de la tenue du sommet de Copenhague qui doit déboucher sur la signature d'un accord international sur la réduction des gaz à effet de serre, chargé de prendre le relais du protocole de Kyoto, dont les premiers engagements expirent en 2012.

Le président américain a plaidé mardi devant le Congrès pour les énergies renouvelables, appelant à "transformer véritablement notre économie, garantir notre sécurité et mettre notre planète à l'abri des ravages du changement climatique".

Les Etats-Unis sont le premier émetteur mondial de gaz à effets de serre, mais l'administration de l'ex-président George W. Bush a refusé de ratifier le traité de Kyoto imposant des objectifs chiffrés de réduction de ces gaz accusés d'être à l'origine du réchauffement climatique.