11 janvier 2009

LAS VEGAS (Etats-Unis), 11 jan 2009 (AFP). Un parfum d’antan flotte sur quelques stands du grand salon (CES) de l’électronique de Las Vegas, qui ferme ses portes dimanche, avec des platines pour 33 tours à l’habillage rétro, ou encore des radios à manivelle.

L’Italien Angelis Labor a présenté, à l’écart des foules des principales salles d’exposition, la platine pour 33 tours Gabriel, présentée comme « la plus chère du monde », à un prix de 27 à 64.000 dollars.

« Créé pour l’audiophile qui écoute des microsillons ou le propriétaire prospère à la recherche d’un objet qui fasse réagir (ses invités), le Gabriel est un lecteur à suspension fabriqué en superposant du bronze sur de l’aluminium », selon des responsables de la société. Il peut être équipé de quatre bras pour « lire » les microsillons.

Moins confidentielle, la société new-yorkaise Innovative Technologies a présenté une machine plaquée de bois au look art-déco, qui permet d’écouter microsillons, cassettes, radio, CD et baladeurs numériques – et de transférer les enregistrements analogiques sur CD. Une autre version est équipée d’un port USB pour numériser microsillons et cassettes sur l’ordinateur.

« On en vend des tonnes », assure la responsable du développement Gwen Mayers, qui chiffre à une centaine de milliers le nombre d’exemplaires vendus l’an dernier.

Cultivant délibérément le style rétro, la même société propose aussi une simple platine + radio dans un habillage au style de valise ancienne, et un jukebox pour y installer un iPhone d’Apple.

Les radios à manivelle, quant à elle, sont une valeur sûre depuis plusieurs années chez bien des détaillants américains, prisées également des travailleurs humanitaires.

Le paradoxe c’est que nombre de ces radios – notamment chez le Britannique Freeplay et l’Américain Eton, distributeur de Grundig aux Etats-Unis – cultivent un look là encore rétro, arrondi ou sans affichage numérique tout en offrant le dernier cri écologique pour recharger la batterie: on peut guetter les alertes météo ou recharger son téléphone après avoir rechargé la batterie non seulement à la main, mais encore à l’énergie solaire ou éolienne.