MILAN (Italie), 7 jan 2009 (AFP). L’Italie a commencé à puiser dans ses réserves de gaz, a-t-on appris mercredi auprès d’une source gouvernementale, alors que les livraisons de gaz russe au groupe Eni ont été interrompues dans la nuit de mardi à mercredi, conséquence du conflit entre Moscou et Kiev.
« Depuis 01H00 (00H00 GMT) ce matin, nous sommes confrontés à une interruption de la fourniture de gaz provenant du gazoduc TAG », a indiqué Eni, dans un communiqué.
Mardi, Eni avait déjà indiqué qu’il ne recevait plus que 10% des quantités de gaz normalement fournies par la Russie.
Ce gazoduc, qui passe par l’Autriche, est le seul par lequel Eni reçoit du gaz russe, a précisé un porte-parole du groupe, numéro un du pétrole et du gaz dans la Péninsule.
Le gaz russe représente environ 30% des importations italiennes de gaz.
A la suite de cette interruption, l’Italie a commencé à puiser dans ses réserves, a-t-on appris auprès du ministère du Développement économique.
Mais « c’est une procédure standard », déclenchée à chaque baisse de pression dans le réseau de gaz national, et « non une procédure d’urgence », a-t-on nuancé au sein du ministère.
Le ministère a par ailleurs indiqué dans un communiqué qu’une réunion avec les entreprises du secteur gazier pour faire le point sur la situation se tiendrait jeudi à 10H30 (09H30 GMT).
Mardi, le ministre du Développement économique Claudio Scajola avait fait état de « très hauts niveaux de stockage » et annoncé avoir pris les mesures nécessaires « pour maximiser les livraisons en provenance d’autres pays fournisseurs comme la Libye, l’Algérie, la Norvège, la Grande-Bretagne et les Pays-Bas ».
La dispute gazière entre Moscou et Kiev s’est encore envenimée mercredi, les deux pays s’accusant mutuellement d’avoir totalement paralysé l’approvisionnement en gaz des pays européens transitant via l’Ukraine, au moment où une intense vague de froid sévit en Europe.
Un conflit similaire survenu pendant l’hiver 2006 entre la Russie et l’Ukraine avait eu des répercussions en Italie, obligée de prendre des mesures d’économies et de puiser dans ses réserves stratégiques de gaz.














