13 janvier 2009

LAGOS, 13 jan 2009 (AFP). Une organisation internationale de défense de l’environnement a annoncé mardi avoir initié une campagne pour inciter les autorités nigérianes à mettre en vigueur leur interdiction du torchage de gaz.

Les compagnies pétrolières brûlent le gaz qu’elles extraient avec le pétrole car cette pratique est bien moins coûteuse que de le traiter pour le commercialiser, mais elle est responsable d’émissions de gaz à effets de serre.

Lors de sa campagne d’une durée d’un mois, Friends of the Earth entend récolter des signatures pour une pétition qui sera transmise notamment au président nigérian Umaru Yar’Adua et aux députés du pays, a expliqué à l’AFP le président de l’organisation, Nnimmo Bassey.

Les autorités nigérianes avaient annoncé il y a plusieurs mois que le 31 décembre 2008 serait la date butoir à partir de laquelle le torchage de gaz serait interdit, mais la mesure n’est pas entrée en vigueur selon les écologistes.

« Nous en avons assez de regarder le gouvernement annoncer des dates butoirs et les changer ensuite », a expliqué Nnimmo Bassey.

Selon Friends of the Earth, le torchage au Nigeria représente un manque à gagner annuel de 2,5 milliards de dollars (1,9 milliard d’euros), « alors qu’il est estimé que plus de 66% de la population (du pays) vit dans la pauvreté ».

Le Nigeria se dispute avec l’Angola la place de premier producteur de brut en Afrique et compte parmi les pays produisant le plus de gaz torchés au monde.