CHERBOURG, 23 déc 2008 (AFP). Seule une « grande partie » d’un des quatre sous-marins classiques achetés par le Brésil à la France sera construite en France, à Cherbourg pour l’essentiel, a-t-on appris mardi auprès de DCNS.
« Une grande partie du premier sous-marin va être réalisée à Cherbourg ainsi que certains équipements des quatre sous-marins. Nous gardons la réalisation d’équipements un peu complexes comme les brèches ou les éléments de coques résistantes », a précisé le porte-parole.
« Plusieurs centaines » de salariés de DCNS seront mobilisés sur ce contrat, essentiellement à Cherbourg, site spécialisé dans les sous-marins, mais aussi dans une moindre mesure à Lorient (bureaux d’études), Saint-Tropez (torpilles) et Toulon. DCNS, héritier de l’ex-Direction des chantiers navals, est possédé à hauteur de 75% par l’Etat et emploie 13.000 personnes dont 2.400 à Cherbourg.
Une fois la partie française du premier sous-marin réalisée et le personnel brésilien formé à Cherbourg, ce sous-marin sera achevé et les trois autres réalisés via un transfert de technologie au Brésil, dans le cadre d’une société commune avec le géant du BTP brésilien Odebrecht où DCNS sera majoritaire, selon le porte-parole du groupe français.
Une base et un chantier naval sous-marin seront construits à Sepetiba, à l’ouest de Rio de Janeiro, selon DCNS. Les quatre sous-marins classiques de 70 à 75 mètres de long commandés par le Brésil ressemblent à des Scorpène, mais ils n’en auront pas le nom car ils seront adaptés à la demande du client, a précisé le porte-parole.
L’exécution du contrat devrait démarrer au second semestre de 2009 pour une livraison prévue du premier sous-marin en 2016, selon la même source.
Le contrat annoncé mardi, qui comprend aussi la construction par le Brésil en coopération avec la France d’un sous-marin à propulsion nucléaire, est « une bonne nouvelle pour DCNS, mais il s’agit pour beaucoup de transfert de technologie », a estimé Pascal Feuardent, délégué CFDT de DCNS à Cherbourg,
« En plus, c’est un petit bateau en matière de charge de travail, ça n’a rien à voir » avec des sous-marins nucléaires comme le SNLE Le Terrible ou les futurs Barracuda, a-t-il ajouté en estimant que cela ne suffira pas à combler la baisse de charge prévue entre fin 2009 et 2011 à Cherbourg.














