10 décembre 2008

ROME, 10 déc 2008 (AFP). Le chef du gouvernement italien Silvio Berlusconi a une nouvelle fois fait planer mercredi la menace d’un veto italien concernant le plan européen de lutte contre le réchauffement climatique, si son contenu « touchait de manière excessive les intérêts des Italiens ».

Les dirigeants de l’UE vont tenter de trouver jeudi et vendredi à Bruxelles un accord sur les derniers points problématiques de leur plan contre le réchauffement.

« Demain et après-demain, ce sera un moment crucial où nous devrons examiner les propositions auxquelles nous sommes arrivés », a déclaré M. Berlusconi, cité par l’agence Ansa.

« J’ai la responsabilité de dire oui ou non, et si je vois que les intérêts des Italiens sont touchés de manière excessive, j’ai l’intention d’utiliser mon droit de veto, et je n’aurai aucune hésitation à le faire », a-t-il affirmé.

Dans la journée, son ministre des Affaires étrangères Franco Frattini avait indiqué que des progrès avaient été réalisés dans les négociations sur le plan européen de lutte contre le réchauffement climatique, mais qu’ils n’étaient « pas suffisants » et que l’Italie n’était « pas satisfaite ».

Les Européens se sont engagés en mars 2007 sur un triple objectif pour 2020: réduire de 20% leurs émissions de gaz à effet de serre par rapport à leurs niveaux de 1990, porter la part des énergies renouvelables à 20% de la consommation et réaliser 20% d’économies d’énergie.

Le plan prévoit notamment de faire payer aux industriels chaque tonne de CO2 émise à partir de 2013.

L’Italie ne « renoncera pas » à certains points, en particulier « une clause de révision de tous les objectifs » en 2014 et la gratuité des permis d’émission pour les secteurs de l’industrie fortement consommateurs d’énergie et ceux « exposés à la concurrence extra-européenne », a réaffirmé mercredi la ministre italienne de l’Environnement, Stefania Prestigiacomo.