MONACO, 9 déc 2008 (AFP). Monaco a décidé d’arrêter la consultation en cours sur son méga-projet d’extension en mer –d’un coût estimé entre 5 et 10 milliards d’euros– en raison de la crise économique et de garanties insuffisantes pour la protection de l’environnement, a déclaré le prince Albert à l’AFP.
« Dans les conditions actuelles, il ne serait pas responsable de lancer un projet de cette envergure », a-t-il affirmé, au cours d’un entretien avec l’AFP.
Le prince Albert a souligné que toutes les garanties nécessaires –autant financières qu’environnementales– n’étaient pas actuellement réunies pour prendre une décision « responsable ».
« La crise internationale nous oblige à demander plus de garanties de financement, plus de sécurité. Je veux par ailleurs m’assurer que les conséquences au niveau de l’environnement soient les plus minimes possibles », a déclaré Albert II.
Lancées il y a un peu plus de deux ans, ces études avaient mobilisé les plus grands architectes du monde. Les deux finalistes, qui devaient initialement être départagés d’ici février, étaient l’Américain Daniel Libeskind, maître d’oeuvre de la reconstruction du World Trade Center à New York, et le Britannique Norman Foster, architecte du Parlement allemand et du viaduc de Millau (Aveyron).
Il s’agissait de construire un cap artificiel qui devait permettre à Monaco –un micro-Etat de 2 km2 déployé tout en hauteur– de gagner une dizaine d’hectares sur la mer. Les travaux devaient débuter début 2011.














