PARIS, 11 déc 2008 (AFP). La Fédération des industries des équipements pour véhicules (Fiev) a appelé jeudi ses adhérents à s’engager dans le développement durable malgré la crise, soulignant qu’il s’agit d’un « mouvement de fond » dont les entreprises tireront profit.
« Le développement durable, après avoir été un investissement, sera un retour sur investissement », a affirmé le délégué général de la Fiev, Jacques Monnet, lors de la présentation d’un « kit développement durable » pour inciter et accompagner les équipementiers dans ce domaine.
Il a mis en garde contre l’abandon d' »un certain nombre d’actions un peu coûteuses d’investissement » dans le développement durable « dans les choix qu’on doit faire aujourd’hui dans l’urgence ».
« On est à un tournant », a estimé le PDG de Rhodia Jean-Pierre Clamadieu, président de la commission développement durable du Medef, qui considère que « le développement durable est une rupture forte qui va peser sur la stratégie des entreprises et les attentes des salariés ».
Le développement durable « crée de nouvelles opportunités de marché », a-t-il dit, en évoquant le « bon alignement » avec la « performance économique ».
Guy Maugis, président de Robert Bosch France, qui a présidé le groupe de travail de la Fiev, a fait un parallèle entre le développement durable aujourd’hui et les démarches de qualité lancées dans l’automobile dans les années 80.
Le « kit développement durable » de la Fiev, destiné en particulier aux PME du secteur, propose aux équipementiers un système d’évaluation et des pistes d’application dans les domaines économique, social, environnemental et en matière de gouvernance.














