10 décembre 2008

POZNAN (Pologne), 10 déc 2008 (AFP). Le ministre du Développement durable Jean-Louis Borloo s’est déclaré « scandalisé » par l’affaire des placements financiers dans des paradis fiscaux par la société Eco-Emballages, mercredi en marge de la conférence de l’Onu sur le climat à Poznan.

« Je suis un peu scandalisé, a-t-il déclaré à des journalistes. « Je trouve hallucinant de trouver 60 millions d’euros qui se baladent dans un paradis fiscal. J’ai un peu de mal à comprendre », a-t-il ajouté.

« Je n’accepte pas que 60 millions d’euros destinés aux collectivités locales soient placés dans un paradis fiscal », a martelé le ministre.

Il a indiqué avoir demandé que l’argent soit « rapatrié » mais, a-t-il dit, « il semblerait qu’il y ait des difficultés de rapatriement ».

Il a également précisé avoir demandé que « des mesures soient prises, à défaut de quoi l’agrément de l’Etat sera suspendu ».

Le ministre a estimé qu’il y avait eu une « défaillance de contrôle ».

« Ce sont des fonds publics même s’il s’agit de redevances payées par l’entreprise », a-t-il fait remarquer. Il a ajouté avoir demandé au conseil d’administration d’Eco-emballages de « prendre toutes les mesures ».

Le ministère de l’Ecologie a révélé mardi soir avoir été informé par Eco-Emballages d' »un risque de pertes financières, liées à des placements non sécurisés d’une partie de la trésorerie dans des paradis fiscaux ».

Eco-Emballages recueille la participation des entreprises à la collecte et au recyclage de leurs emballages, et reverse les fonds aux collectivités locales. L’entreprise est agréée par l’Etat pour cette mission d’intérêt général.