PARIS, 4 déc 2008 (AFP). La disparition de l’Institut français de l’environnement (Ifen) constitue « un bond de 20 ans en arrière », a estimé jeudi le Syndicat national de l’environnement.
L’Ifen, créé en 1991, a été dissous par un décret publié au Journal officiel du 29 novembre.
« La disparition de l’Ifen contribue à l’affaiblissement de la prise en compte des problématiques environnementales », estime le syndicat, dans un communiqué.
L’Ifen publiait régulièrement des études ponctuelles sur la pollution, la biodiversité, la qualité de l’air ou la dégradation des milieux naturels, ainsi qu’un gros rapport quadriennal sur l’état de l’environnement en France.
Ce rapport était « une référence incontournable », souligne le syndicat national de l’environnement.
Cependant, l’Ifen, qui avait initialement le statut d’établissement public national, a été transformé en 2004 en un simple service à compétence nationale du ministère de l’Ecologie.
Ce changement de statut s’est accompagné « d’un abandon progressif de sa liberté de ton », estime le Syndicat national de l’environnement.
Aujourd’hui, ce qui reste de l’Ifen se trouve « noyé » dans le Service de l’observation et des statistiques du Commissariat général au développement durable du ministère de l’Ecologie, note le syndicat, en soulignant que les missions de cet Institut qui étaient tournées vers l’information environnementale du public « sont anéanties ».














