4 décembre 2008

BERLIN, 4 déc 2008 (AFP). Les discussions sur le « paquet énergie-climat » européen la semaine prochaine à Bruxelles n’aboutiront à rien sans un accord international « raisonnable » impliquant les Etats-Unis, a déclaré jeudi la chancelière allemande Angela Merkel.

« L’Europe est responsable de 15% des émissions mondiales de CO2 », gaz tenu pour largement responsable du réchauffement climatique, a expliqué la chancelière conservatrice devant les députés du Bundestag.

« Si les Etats-Unis ne participent pas, et si nous ne parvenons pas l’an prochain à un accord international raisonnable, nos effort en Europe pour tracer la voie échoueront forcément », a-t-elle lancé.

Mme Merkel a fait cette déclaration alors que quelque 9.000 délégués de 185 pays étaient réunis à Poznan (Pologne) depuis lundi pour la 14è conférence des Nations unies sur le changement climatique, prévue jusqu’au 12 décembre. Il s’agit de conclure, fin 2009 à Copenhague, un accord global ambitieux afin d’enrayer le changement climatique.

En parallèle, le chef de l’Etat français Nicolas Sarkozy, président en exercice de l’UE, va tenter samedi d’arracher à Gdansk (Pologne) l’accord des pays de l’Est sur un plan climat européen. Si les discussions permettent d’aboutir à un accord sur le « paquet énergie-climat » lors du sommet des 11 et 12 décembre à Bruxelles, l’Europe pourrait montrer la marche à suivre.

L’Europe s’est fixé un triple objectif pour 2020: réduire de 20% ses émissions de gaz à effet de serre par rapport à 1990, porter à 20% la part des énergies renouvelables dans la consommation et faire 20% d’économies d’énergie.

Ces objectifs suscitent des réserves non seulement des pays de l’Est mais aussi de pays comme l’Allemagne qui ne veulent pas entraver la compétitivité de leur industrie.