BERLIN, 12 déc 2008 (AFP). Un conseiller de la chancelière allemande Angela Merkel pour les questions climatiques dit craindre « un coup d’arrêt » dans la lutte contre le réchauffement planétaire après le sommet de Bruxelles, dans la presse à paraître samedi.
« Je crains un coup d’arrêt après le sommet de l’UE », a déclaré Hans Joachim Schellnhuber dans le Süddeutsche Zeitung qui l’interrogeait sur les chances de conclure, fin 2009 à Copenhague, un accord global ambitieux afin d’enrayer le changement climatique.
« Nous avons avancé un peu mais nous n’avons pas bougé aussi vite que l’on aurait dû », a-t-il ajouté alors que la communauté internationale est réunie depuis lundi à Poznan (ouest) pour lancer la négociation d’un futur accord global contre l’effet de serre.
Par ailleurs, le physicien qui dirige l’institut pour la recherche sur les effets du changement climatique de Potsdam, près de Berlin, a estimé que le plan climat-énergie adopté vendredi par l’Union Européenne comprenait trop d’exceptions.
A la question de savoir si l’objectif de réduire de réduire en 2020 les émissions européennes de gaz polluant de 20% par rapport à 1990 était suffisant pour freiner le réchauffement planétaire, M. Schellnhuber a répondu: « non et c’est mon souci principal ».
Et « parce que nous avons accepté tant d’exceptions » dans le système d’achat aux enchères des permis d’émissions de CO2, cet objectif ne peut être atteint qu' »à grand peine », selon lui.
« Et personne ne sait vraiment comment l’objectif, plus important encore, de porter la part des énergies renouvelables à 20% de la consommation peut être atteint », a-t-il déploré.
M. Schellnhuber a estimé que les Européens pouvaient d’ores et déjà « vraisemblablement » abandonner l’objectif de réduction de 30% des émissions de gaz à effet de serre d’ici 2020 que l’UE a promis en cas d’un accord sur le futur traité climatique qui relaiera le Protocole de Kyoto qui expire en 2012.














