PARIS, 17 nov 2008 (AFP). Le gouvernement va « améliorer » l’encadrement réglementaire des parcs éoliens, selon des modalités qui restent à définir, a annoncé lundi le ministère de l’Ecologie, provoquant l’inquiétude des professionnels de la filière.
« Compte tenu de l’accroissement prévisible de la taille des parcs éoliens, il est nécessaire d’en améliorer l’encadrement réglementaire, ainsi que la concertation locale. Les parcs éoliens bénéficieront donc d’un régime ad hoc », indique, sans autres précisions, le ministère dans un communiqué.
Interrogé au cours d’un point de presse sur ce que ce régime impliquerait concrètement en termes administratifs lors de l’implantation de nouvelles éoliennes, le ministre de l’Ecologie Jean-Louis Borloo est resté évasif.
« On va débattre avec le parlement, je n’ai pas d’arrières pensées », a-t-il indiqué.
« On est capables de respecter le paysage (…) on trouvera le bon équilibre », a-t-il ajouté, réaffirmant que l’objectif du gouvernement était inchangé: multiplier par dix la production du parc éolien pour passer à 25.000 MW de puissance installée en 2020.
Interrogé par l’AFP, André Antolini, président du Syndicat des énergies renouvelables (SER), a fait part de sa vive inquiétude.
« C’est bien de réaffirmer les objectifs mais nous sommes perplexes sur le fait qu’on nous annonce une nouvelle réglementation dont on ne sait pas du tout de quoi elle sera faite », a-t-il expliqué.
« Ce qui est dit est: +on va changer les règles du jeu+ », a-t-il ajouté. « Nous avons des raisons d’être inquiets quand on voit les attaques dont l’éolien est la cible de la part de hautes personnalités », a-t-il ajouté.
L’ancien président Valéry Giscard d’Estaing est devenu le porte-drapeau des anti-éoliens, mettant en garde contre la défiguration du paysage et dénonçant avec virulence un « puissant lobby qui a imposé un régime d’aides financières abusif ».














