VARSOVIE, 24 nov 2008 (AFP). Le ministre polonais des affaires étrangères Radoslaw Sikorski a déclaré lundi, à l’issue d’une rencontre avec ses homologues est européens, que ces pays attendaient une nouvelle proposition de la présidence française de l’UE sur le paquet climat-énergie.
« Le 6 décembre, jour de Saint Nicolas, le président Sarkozy vient à Gdansk (nord de la Pologne). J’espère qu’il nous apportera un cadeau sous forme de bonnes propositions, propositions qui prendront en compte notre spécificité », a déclaré le ministre lors d’une conférence de presse commune après une rencontre avec ses homologues du groupe de Visegrad (République tchèque, Hongrie, Slovaquie), des pays baltes (Lettonie, Lituanie, Estonie), de la Roumanie, de la Bulgarie, ainsi que de la Suède.
Pour lutter contre le réchauffement climatique, l’UE veut réduire de 20% ses émissions de gaz à effet de serre par rapport à 1990.
La Pologne et plusieurs autres anciens pays communistes devenus membres de l’UE, dont une large part de l’électricité provient de centrales thermiques à charbon, s’opposent à cette mesure, estimant que ses coûts risquent de compromettre leur croissance économique.
Varsovie avait déjà rejeté une dérogation proposée par la présidence française de l’UE d’accorder gratuitement jusqu’en 2016 au moins la moitié des permis d’émissions de CO2 aux pays dont 60% ou plus de l’électricité proviennent de centrales thermiques fonctionnant au charbon.
« Le paquet devra être adopté à l’unanimité. Nous confirmons que nous n’hésiterons pas à mettre notre veto à de mauvaises propositions, ce que signifie que nous invitons à négocier des propositions qui seront bonnes », a ajouté M. Sikorski.
La réunion de Varsovie visait à préparer une position commune des pays participant en vue des négociations sur le paquet climat-énergie en décembre.














