JOHANNESBURG, 3 nov 2008 (AFP). Les pays africains doivent intensifier leurs échanges commerciaux, notamment pour les produits agricoles, plutôt que d’attendre de nouvelles négociations sur la libéralisation des échanges dans le cadre de l’OMC, selon un réseau de grandes entreprises mondiales.
« Il faut que les pays africains renforcent leurs échanges commerciaux entre eux, particulièrement dans le domaine agricole, au lieu d’attendre la reprise des discussions » du cycle de Doha, a déclaré lundi à Johannesburg, Bjorn Stigson, président du Conseil mondial des affaires pour le développement durable (WBCSD).
Basé à Genève, ce conseil mondial qui organise sa réunion annuelle à Johannesburg, regroupe quelque 200 grandes entreprises internationales oeuvrant pour le développement durable dans le respect de l’environnement.
Selon M. Stigson, les prochaines échéances électorales en Inde et aux Etats-Unis ne devraient pas permettre de reprise rapide des pourparlers dans le cadre de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) pour la libéralisation des échanges commerciaux après l’échec constaté en juillet.
Les négociations ont été interrompues après que l’Inde et les Etats-Unis aient échoué à trouver un compromis sur les mesures dédiées aux pays pauvres pour protéger leurs agriculteurs contre les subventions à l’exportation des produits des pays riches.
« La nouvelle administration américaine va devoir s’installer. Je pense que ça va prendre du temps avant qu’elle ne s’intéresse aux négociations sur le commerce international. Elle va d’abord s’intéresser à ses problèmes intérieurs », a estimé M. Stigson.
A l’occasion de sa réunion annuelle, le Conseil mondial sur le développement durable doit discuter des implications de la crise financière internationale sur les entreprises.














