17 novembre 2008

ALGER, 17 nov 2008 (AFP). L’industrie algérienne a besoin des sociétés étrangères pour son développement dans un partenariat fondé sur « l’équité » et avec « un esprit de bénéfice partagé », a déclaré lundi le président de l’agence algérienne du patrimoine minier (ANPM), Abdelkader Benyoub.

Le partenariat avec des sociétés étrangères est « bien développé en Algérie » où il a « de très beaux jours devant, lui », mais « il faut qu’il soit réalisé avec équité, avec un esprit de bénéfice partagé dans le principe du gagnant-gagnant », a-t-il déclaré à l’issue de la 4e Conférence stratégique internationale (CSI-6) à Alger.

Il a souligné la nécessité de ce partenariat, citant la société publique d’hydrocarbures Sonatrach ou Sonelagaz (société nationale d’électricité et du gaz) qui auront besoin de plusieurs milliards de dollars pour investir d’ici 1015, ce que l’Etat ne peut assumer en totalité.

Mais « il y a certaine règles à respecter » et le partenaire étranger ne doit pas seulement « transférer des finances, il faut aussi transférer la technologie, le savoir », a ajouté M. Benyoub.

La CSI-6 s’est déroulée durant deux jours dans le cadre de la 4e semaine de l’Energie (SEA-4), « carrefour » de rencontres et d’échanges d’expériences dans ce domaine frappé par la crise financière et économique mondiale.

La CSI-6 avait pour objectif de présenter sur les opportunités d’investissement offertes par l’Algérie en matière d’énergie et permettre aux dirigeants et experts de compagnies pétrolières ou liées au d’échanger leurs expériences et d’évoquer les opportunités d’investissement et de coopération dans ce pays.

Près de 500 participants, 240 entreprises provenant de 35 pays, le prix Nobel de la paix sri-lankais et expert en changement climatique et développement durable, Mohan Munasinghé, ainsi que la commissaire européenne chargée de la concurrence, la Néerlandaise Neelie Kroes, participent à cette 4e semaine de l’Energie qui doit s’achever mercredi.