13 novembre 2008

JOHANNESBURG, 13 nov 2008 (AFP). Greenpeace a ouvert jeudi à Johannesburg son premier bureau en Afrique et lancé une campagne de lutte contre le changement climatique, avant d’inaugurer ses deux antennes à Kinshasa fin novembre et à Dakar début 2009.

« Notre première priorité est le changement climatique », a déclaré à la presse le directeur de Greenpeace Afrique, le Sénégalais Amadou Kanoute, qui entend faire pression sur les pays africains avant une réunion des Nations Unies à ce sujet début décembre en Pologne.

« Le gouvernement sud-africain, comme pays émergent et 14e émetteur de CO2, doit prendre le leadership et demander que les pays développés mettent les ressources financières nécessaires pour appuyer les pays comme ceux du Bassin du Congo » afin de les aider à préserver leur forêt, a-t-il expliqué.

En Afrique du Sud, les écologistes veulent agir sur le gouvernement pour qu’il change sa grande dépendance au charbon et au nucléaire au profit des énergies renouvelables.

Greenpeace, présent en Afrique depuis le début des années 1990 par le biais de campagnes, a décidé de consolider son action en ouvrant également une antenne le 24 novembre en République démocratique du Congo pour lutter contre la déforestation, responsable de 20% des gaz à effet de serre dans le monde.

Le Sénégal accueillera un autre bureau début 2009 pour s’opposer au pillage des ressources halieutiques en Afrique de l’ouest.

« Grâce au soutien et à la réputation que nous avons en Europe et en Amérique du Nord, nous pouvons influencer des grandes entreprises, ce qui est parfois impossible pour les communautés locales », a souligné le directeur de Greenpeace international Gerd Leipold.

Fondé en 1971, Greenpeace possède 28 bureaux dans 40 pays. Cette organisation, exclusivement financée par les dons des particuliers, concentre son action « sur les problèmes globaux qui menacent l’environnement », selon un communiqué de presse.