BREST, 16 oct 2008 (AFP). Un consortium réunissant notamment DCNS et Ifremer a présenté jeudi son projet Winflo d’éolienne flottante en réponse aux limites bientôt atteintes par les éoliennes marines classiques, lors d’une conférence internationale sur les énergies marines jeudi à Brest.
L’éolienne flottante est présentée comme la solution d’avenir pour l’installation de parcs d’éoliennes au large, alors que les espaces permettant l’implantation de plateformes fixes se raréfient, ont expliqué les membres du consortium.
L’éolienne flottante pourra être installée avec des profondeurs dépassant les 50 mètres, alors que les éoliennes marines classiques ne peuvent aller au delà de ce seuil, restant donc près des côtes avec un impact important sur le paysage.
Un démonstrateur, dont le coût n’a pas été révélé, devrait être opérationnel dans un peu plus de deux ans au large des côtes bretonnes et raccordé au réseau, ont-ils déclaré.
L’éolienne flottante est constituée d’une plateforme partiellement immergée, sur laquelle est placée une éolienne de 65 m de haut dotée d’un générateur de 2,5 à 3 mW mu par des pales de 45 m de long. L’ensemble, « étudié pour résister aux pires conditions » est ancré au fond par quatre câbles.
Le consortium est constitué de l’entreprise lorientaise Nass&Wind spécialisée dans l’éolien, du groupe public de construction navale militaire DCNS (ex-DCN) de Brest, de l’institut Ifremer, de SAIPEM, constructeur de plateformes pétrolières, de l’ENSIETA, l’école nationale supérieure d’ingénieurs des études et techniques d’armement et d’In Vivo, cabinet spécialisé dans l’analyse des impacts environnementaux.














