TOULOUSE, 25 oct 2008 (AFP). Les associations pro et anti-ours qui s’affrontent en France depuis la réintroduction de plantigrades dans les Pyrénées en 2006 se sont à nouveau opposées après les blessures légères infligées par un ours à un chasseur espagnol jeudi dans le val d’Aran (Pyrénées espagnoles).
L’ADDIP, association pour le développement de l’Identité pyrénéenne, qui regroupe les opposants à la réintroduction d’ours slovènes dans les Pyrénées françaises estime samedi que cet accident « n’est pas une surprise ».
« L’Etat français a choisi de faire des Pyrénées une grande réserve, en refusant de reconnaître qu’elles sont un territoire ouvert, humain très fréquenté: plus le nombre d’ours augmente plus les problèmes vont se multiplier », estime l’ADDIP qui regroupe notamment des éleveurs et des élus.
Selon les premiers éléments de l’enquête, l’ours à l’origine de l’attaque serait l’ourse Hvala, lâchée dans les Pyrénées françaises en 2006.
Le chasseur qui a été attaqué tout près de la frontière française dans le val d’Aran, une pointe d’Espagne sur le versant nord des Pyrénées, a été griffé au bras gauche et mordu au mollet. Il a été hospitalisé dans la commune espagnole de Vielha (Aragon), où 15 points de suture lui ont été appliqués.
La victime participait à une battue au sanglier.
Pour l’association « Pays de l’ours – ADET (association pour le développement durable des Pyrénées) » qui promeut la présence des ours dans le massif « ce mode de chasse est accidentogène ».
L’association assure que « le chasseur a cru devoir effrayer (l’ours) pour qu’il parte plus vite (…) il est donc clair que l’ours n’a pas spontanément attaqué l’homme ». L’ADET souligne qu’il convient de « ne pas avoir de comportement agressif » et ajoute « qu’en cas de rencontre à courte distance, un comportement calme et respectueux permet d’en rester à une peur…réciproque ».
L’ADDIP réaffirme au contraire son opposition à « l’ensauvagement programmé des territoires » et réclame « une biodiversité à visage humain ».














