21 octobre 2008

PARIS, 21 oct 2008 (AFP). Jérôme Bédier, président de la Fédération du commerce et de la distribution (FCD), s’est insurgé mardi contre une proposition de taxe sur les sacs en plastique, estimant qu’elle amputera le pouvoir d’achat sans bénéfice en terme de développement durable.

La commission des Finances de l’Assemblée a adopté mardi un amendement UMP-NC instaurant une taxe de 0,15 euro sur chaque sac de caisse en plastique et de 0,10 euro sur chaque sac en plastique pour fruits et légumes, a-t-on appris de source parlementaire.

« C’est aussi négatif et provocant que la taxe pique-nique », a commenté M. Bédier, en référence à un projet d’extension du bonus-malus à d’autres familles de produits que les voitures, finalement repoussé par le gouvernement en septembre.

« C’est une taxe qui vient frapper le pouvoir d’achat alors qu’il y a aucune justification en terme d’environnement », a-t-il ajouté, promettant de répercuter cette taxe aux prix à la consommation.

Concernant les sacs pour les fruits et légumes, M. Bédier a indiqué que les distributeurs ont déjà réfléchi à toutes les solutions, mais qu’il « n’y en a pas d’autres que les sacs en plastique. Le sac en papier va coûter trop cher ».

Il a souligné qu’un sac de caisse en plastique coûtait un centime et un sac en plastique pour fruits et légumes 0,5 centime.

« Les distributeurs ont lancé une opération pour réduire la consommation de sacs en plastique il y a 4 ans », a-t-il plaidé, soulignant que la consommation de sacs plastique actuelle correspondait à 20% de celle d’il y a quatre ans.

Certains distributeurs ont alors commencé à retirer les sacs en plastique des caisses.