24 octobre 2008

PEKIN, 24 oct 2008 (AFP). Le président français Nicolas Sarkozy a exhorté vendredi, à l’ouverture du sommet Asie-Europe (Asem) à Pékin, les pays asiatiques à participer à la lutte contre le réchauffement climatique, estimant qu’elle n’était pas « contraire à l’aspiration de la croissance ».

« Il ne s’agit pas de contester le droit de chacun d’avoir la croissance, d’élever le niveau de richesse de son peuple, mais l’Europe veut s’inscrire en faux contre une idée fausse. Le respect de l’environnement n’est pas contraire à l’aspiration de la croissance », a déclaré M. Sarkozy.

« L’Europe, avant la fin de l’année, prendra des décisions extrêmement ambitieuses. L’Europe ne vient pas dire à l’Asie +faites des efforts+. L’Europe vient dire à l’Asie +nous nous appliquons à nous-mêmes des règles encore plus exigeantes que celles que nous vous demandons+ », a-t-il dit devant les chefs d’Etat et de gouvernement des 43 pays qui participent au sommet.

L’Union européenne (UE), dont M. Sarkozy exerce la présidence tournante, doit adopter en décembre un plan ambitieux visant à réduire les émissions de gaz à effet de serre de ses 27 membres de 20% d’ici 2020, à porter à 20% la part des énergies renouvelables et à faire 20% d’économies d’énergie.

Ce plan est toutefois fortement contesté par l’Italie et les pays d’Europe de l’Est, notamment la Pologne.

Les puissances émergentes, dont les deux géants économiques asiatiques la Chine et l’Inde, refusent d’annoncer des chiffres précis de réduction de leurs émission de gaz à effet de serre pour le futur accord mondial en cours de négociations sous l’égide de l’ONU, estimant insuffisants les engagements des pays industrialisés du G8 en la matière.