ADDIS ABEBA, 9 oct 2008 (AFP). Le gouvernement éthiopien a signé jeudi avec une entreprise française un contrat de près de 220 millions d’euros pour la construction du plus important parc d’éoliennes d’Afrique, a constaté un journaliste de l’AFP.
Le contrat pour un parc d’éoliennes devant produire 120 mégawatts d’ici 30 mois a été signé par la Compagnie nationale éthiopienne d’électricité (EEPC) et la société française Vergnet, ainsi que par le ministre éthiopien des Mines et de l’énergie Alemayehu Tegenu et la secrétaire d’Etat française au Commerce extérieur Anne-Marie Idrac.
« Ce contrat est très important car il représente la plus importante ferme éolienne en Afrique » et il est « symbolique par rapport à l’engagement de la France pour les énergies renouvelables », a déclaré Mme Idrac.
Ce « projet très stratégique », « le plus important en Afrique pour l’énergie éolienne (…) couvrira à terme 15% de notre capacité présente », a expliqué Meheret Debebe, patron d’EEPC.
L’Ethiopie a déjà lancé cinq projets de développement électrique, notamment hydroélectriques, qui doivent dans une dizaine d’années permettre de produire selon les autorités de 15 à 20.000 mégawatts, dont une partie sera exportée vers les voisins comme le Soudan, Djibouti, le Kenya.
Mais confrontée à des problèmes récurrents de sécheresse, l’Ethiopie souhaite diversifier ses sources d’énergie renouvelables avec l’éolien, mais aussi la géothermie ou le solaire.
« L’énergie éolienne est aujourd’hui la plus compétitive, elle est moins chère que le nucléaire en France, et très adaptée à un pays comme l’Ethiopie qui cherche à avoir une relative sécurité énergétique », a déclaré le ministre éthiopien à l’AFP.
Le Groupe Vergnet a remporté le marché face à une société chinoise.
Mme Idrac avait déjà jeté, mercredi soir à Abuja, les bases d’un possible partenariat entre France et Nigeria dans la production d’électricité.














