2 octobre 2008

BAKOU, 2 oct 2008 (AFP). Le numéro deux de la diplomatie américaine, John Negroponte, a souhaité jeudi que l’élection présidentielle du 15 octobre en Azerbaïdjan soit « libre, équitable et transparentes », lors d’une visite dans cette ancienne république soviétique.

La date du « 15 octobre représente une opportunité pour l’Azerbaïdjan qui pourra ainsi démontrer son engagement aux réformes démocratiques en organisant une élection considérée par sa propre population et la communauté internationale comme étant libre, équitable et transparente », a déclaré M. Negroponte lors d’une conférence de presse à Bakou.

Le président Ilham Aliev devrait largement remporter cette élection, qui est boycottée par les principaux partis d’opposition.

Les observateurs étrangers avaient critiqué le déroulement des précédentes élections dans ce pays du Caucase, estimant qu’elles ne respectaient pas les normes internationales démocratiques.

M. Aliev préside l’Azerbaïdjan depuis qu’il a succédé en octobre 2003 à son père Gueïdar, à l’époque gravement malade et décédé depuis.

Gueïdar Aliev, ancien apparatchik soviétique, dirigeait le pays d’une main de fer depuis dix ans. Son fils fut élu confortablement (plus de 75% des voix) mais des manifestations convoquées par l’opposition éclatèrent peu après, dégénérant en de violentes émeutes et de nombreuses arrestations.

L’Azerbaïdjan est stratégique pour les Occidentaux dans la recherche et l’exploitation de nouvelles ressources gazières et pétrolières dans la région de la mer Caspienne. M. Aliev a axé sa politique extérieure sur le renforcement des liens avec les pays occidentaux et a rencontré à diverses reprises le président américain George W. Bush.

M. Negroponte a également déclaré, comme le vice-président américain Dick Cheney l’avait fait lors d’une visite début septembre dans ce pays, que les Etats-Unis avaient un « intérêt profond et constant » pour la sécurité en Azerbaïdjan et le reste du Caucase du sud.

M. Cheney s’était alors rendu dans les pays alliés de Washington dans la région, après le conflit armé qui a éclaté début août entre la Russie et la Géorgie, pro-occidentale.