PARIS, 22 oct 2008 (AFP). Les producteurs de bioplastique ont défendu mercredi la taxe sur les sacs en plastique traditionnels proposée par la commission des Finances de l’Assemblée et fortement critiquée par les commerçants et distributeurs.
Les bioplastiques, issus de matières végétales, représentent moins de 5% du marché des sacs plastiques, et « ont besoin d’un soutien règlementaire pour se développer » et faire ainsi « baisser leur coût », a affirmé le Club des bioplastiques dans un communiqué.
Un prélèvement sur les sacs plastiques ne doit pas être considéré comme « une taxe » pour le consommateur mais comme une mesure qui « incitera » les distributeurs à « choisir des produits plus respectueux de l’environnement », comme les bioplastiques, a ajouté le Club.
Celui-ci regroupe « les principaux » acteurs de la filière: les syndicats des producteurs de maïs (AGPM) et de pomme de terre (UNPT), celui des fabricants de fécule et d’amidon (Usipa) et trois fabricants de bioplastiques (Sphère, fabricant des films alimentaires Alfapac, Limagrain et Novamont).
Selon eux, la production de sacs en bioplastique, à partir de l’amidon de variétés spécifiques de pommes de terre, revient aujourd’hui deux à quatre fois plus cher que celle des sacs plastiques, mais ce coût pourrait diminuer grâce à des économies d’échelle.
Selon des sources parlementaires, la commission des Finances a adopté mardi un amendement UMP-NC instaurant une taxe de 0,15 euro sur chaque sac de caisse en plastique et de 0,10 euro sur chaque sac en plastique pour fruits et légumes.
Jérôme Bédier, président de la Fédération du commerce et de la distribution (FCD), s’est insurgé contre cette proposition, estimant qu’elle amputera le pouvoir d’achat sans bénéfice en terme de développement durable. Il a promis que les distributeurs en répercuteront le coût sur les prix à la consommation.














