NEW YORK, 29 oct 2008 (AFP). Les prix du pétrole ont bondi mercredi à New York, après quatre séances consécutives de baisse, stimulés par la hausse impressionnante des marchés actions.
Sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de « light sweet crude » pour livraison en décembre a fini à 67,50 dollars, en hausse de 4,77 dollars par rapport à la clôture de mardi, ce qui en fait sa plus forte hausse depuis un mois.
Le baril de Brent de la mer du Nord à échéance identique a gagné 5,18 dollars à 65,47 dollars.
« La clôture euphorique des marchés actions et la hausse surprise des commandes de biens durables ont aussi contaminé le (marché du) pétrole », a souligné John Kilduff, de MF Global.
Les cours du pétrole se sont affichés en hausse dès l’ouverture des échanges à New York, un rebond qui a tenu toute la séance, dans le sillage de la hausse spectaculaire de Wall Street mardi et des marchés asiatiques et européens qui ont suivi.
Les prix ont été soutenus en outre par un rapport sur les stocks de produits pétroliers moins bon que prévu.
Les réserves de brut ont certes été augmentées de 500.000 barils lors de la semaine achevée le 24 octobre, mais la reconstitution des stocks est moindre que celle de 1,6 million de barils qui était prévue par les analystes interrogés par l’agence Dow Jones Newswires.
Et les stocks d’essence ont diminué, de 1,5 million de barils, alors qu’une hausse de 1,3 million était attendue.
L’action des banques centrales a également soutenu le marché.
« Les opérateurs se félicitent que les baisses de taux (par les banques centrales, ndlr) un peu partout dans le monde, y compris en Chine, vont accélérer le dégel des marchés mondiaux », a expliqué John Kilduff.
En plus de la Réserve fédérale américaine, dont la décision de baisser son principal taux directeur d’un demi-point de pourcentage était très attendue, la Norvège et la Chine ont pris des actions en ce sens.
Toutefois, a noté Bart Melek, de BMO Capital Markets, le prix du baril de « light sweet crude » a clôturé en repli par rapport à son plus haut en séance, à presque 69 dollars, la décision de la Fed étant largement anticipée alors que le marché « attendait un peu mieux ».
Le rebond est « trop court pour dire si la chute du pétrole est terminée, mais la réduction de la production décidée par l’Opep, les espoirs de rétablissement et l’arrivée de l’hiver devrait éviter une nouvelle grosse glissade à court terme », a estimé de son côté Thierry Lefrançois, de Natixis.
Dans le contexte de ralentissement des économies mondiales, les craintes pour la demande sont fortes, contribuant à la chute des cours du pétrole depuis trois mois. Mais les interrogations sur l’offre commencent aussi à poindre.
L’Agence internationale de l’Energie (AIE), qui prévoit une baisse de la demande en raison des prix élevés du brut et du ralentissement économique mondial, estime que la réduction de la production pourrait compenser cette évolution.
Selon une étude de l’agence citée par le quotidien britannique Financial Times, il est indispensable d' »accroître de manière significative les investissements pour maintenir le niveau actuel de production ».














