ROME, 16 oct 2008 (AFP). Des militants écologistes de Greenpeace Italia ont protesté jeudi contre la menace de blocage du plan climat de l’UE par Silvio Berlusconi avec une action symbolique à la centrale thermique de Civitavecchia, sur le littoral au nord de Rome.
« Une douzaine de nos militants sont montés sur une grue d’une centaine de mètres de hauteur et ont déployé deux énormes banderoles », a indiqué à l’AFP le service de presse de Greenpeace Italia.
« Le gouvernement est contre Kyoto » et « Le charbon, plus jamais » proclamaient les deux banderoles tandis qu’un groupe de militants à bord de plusieurs canots pneumatiques s’est approché de la jetée où ils ont écrit « quit coal » (« arrêtez le charbon »).
« L’action d’aujourd’hui entend dénoncer l’hostilité du gouvernement italien au +paquet climat et énergie+ de l’Union européenne », précise un communiqué de Greenpeace.
Silvio Berlusconi a annoncé mercredi soir au sommet européen de Bruxelles son intention de mettre son veto au plan d’action européen pour lutter contre le réchauffement climatique en raison de son coût et à cause de la crise financière.
« J’ai annoncé mon intention de mettre mon veto. Nos entreprises ne sont absolument pas en mesure aujourd’hui de supporter les coûts de la réglementation proposée », a-t-il dit.
L’UE veut arriver d’ici fin décembre à un accord politique sur une série de mesures pour réduire les émissions de gaz à effet de serre des industriels, des transports et des ménages, afin d’arriver en 2020 à une baisse globale de 20% des émissions par rapport à 1990. Un objectif que l’Union européenne s’était fixé à l’unanimité en 2007.
Selon Greenpeace, la centrale thermique de Civitavecchia, qui doit encore être achevée et fonctionnera au charbon, produira plus de 10 millions de tonnes de CO2, soit « l’équivalent de 2 millions de voitures tout-terrain qui parcourant chacune 25.000 km par an ».














