PARIS, 21 oct 2008 (AFP). Le premier secrétaire du PS, François Hollande, a jugé mardi que « quand l’avenir de la planète et nos engagements européens sont en cause, il n’y a plus de clivages politiques qui demeurent », en justifiant le vote par les députés socialistes du projet de loi Grenelle de l’environnement.
« Il n’y avait pas de raison » de ne pas voter un texte qui « évoque notre avenir pour les 20 ou 30 prochaines années » et dont « les objectifs » sont « les nôtres », a-t-il dit sur RTL, citant « l’urgence écologique », « le principe de précaution » ou le développement durable.
« Quand c’est l’avenir de la planète et nos engagements européens qui sont en cause, il n’y a plus de clivages politiques qui demeurent », a-t-il poursuivi.
« On vote parce que ça nous paraît être enfin un texte qui peut rassembler le pays au-delà de ses clivages politiques », a-t-il insisté.
Toutefois, a prévenu le numéro un du PS, le ministre de l’Ecologie Jean-Louis Borloo et la secrétaire d’Etat Nathalie Kosciusko-Morizet « vont être eux-mêmes responsables et comptables » des engagements pris.
Dans le prochain projet de loi Grenelle II, « si les décisions ne correspondent pas aux engagements et aux paroles prononcées aujourd’hui (…) je vous dirai (alors) pourquoi on vote contre », a averti M. Hollande.
Le Grenelle II, ce ne seront « plus des questions de principe mais de modalités » et on verra alors « s’il y a une véritable volonté », a-t-il ajouté.














