MALABO, 31 oct 2008 (AFP). Le nombre d’étrangers employés dans les sociétés forestières et agricoles en Guinée équatoriale est désormais limité à 10% des effectifs afin de « préserver l’emploi » des nationaux, selon un arrêté ministériel diffusé vendredi par la radio nationale équato-guinéenne.
Les sociétés forestières et agricoles ne doivent « recruter de la main-d’oeuvre étrangère que dans les emplois qui ne sont pas couverts par le marché d’emploi local, cette main-d’oeuvre étrangère ne pouvant dépasser 10% de l’effectif total de la société », déclare cet arrêté signé par le ministre de l’Agriculture et des Forêts Teodoro Nguema Obiang Mangué.
Cet arrêté, avec effet immédiat, vise à « préserver l’emploi des Equato-Guinéens du secteur ».
Le pourcentage de travailleurs étrangers dans le secteur agro-forestier était de 30% en 2004, selon une source au ministère du Travail.
Les entreprises agricoles et forestières sont par ailleurs tenues de former les nationaux qu’elles emploient de fournir « immédiatement » au ministère de l’Agriculture et des Forêts les dossiers relatifs à liste de leurs employés nationaux et étrangers, ainsi que leurs états de paie, sous peine de sanction.
Aucune précision n’a été fournie sur la nature des sanctions prévues.
Depuis quelques années, avec l’exploitation du pétrole et l’arrivée massive d’immigrés en quête d’emplois, pour l’essentiel des Nigérians et Camerounais, les autorités ne cessent de limiter le pourcentage des travailleurs étrangers dans les sociétés privées en Guinée équatoriale.
Seul le secteur pétrolier est épargné et garde le même pourcentage de 70% en raison du « haut niveau de technicité requis » dans les filières du pétrole, du gaz et de leurs dérivés.














