ROME, 19 oct 2008 (AFP). Des militants de Greenpeace Italia sont entrés dimanche dans une centrale thermique en Sardaigne pour protester contre l’utilisation du charbon et réclamer un recours plus large à l’énergie éolienne, selon un communiqué de l’organisation.
« La Sardaigne doit éliminer toutes les entraves à l’énergie éolienne », demande l’ONG qui accuse Renato Soru, président de gauche de la région, d’avoir imposé une limite de 550 MW pour ce type d’énergie et que ces installations soient cantonnées aux seules zones industrielles.
Selon Greenpeace, la Sardaigne pourrait se doter à l’horizon 2020 d’installations éoliennes pour une puissance d’environ 1.750 MW « dans le plein respect du paysage et de l’environnement, créant plus 7.000 nouveaux emplois ».
L’ONG affirme que cette puissance installée permettrait de couvrir 25% de la consommation énergétique de l’île, affirmant que la même quantité d’énergie produite avec du charbon entraînerait l’émission de 2 millions de tonnes de CO2 dans l’atmosphère.
Trois jours auparavant, Greenpeace avait déjà protesté par une action symbolique à la centrale thermique de Civitavecchia, sur le littoral au nord de Rome, contre la menace de blocage du plan climat de l’Union européenne par Silvio Berlusconi.
Le gouvernement italien a fait savoir samedi qu’il pourrait signer en décembre, au prochain sommet de l’UE, le plan européen pour le climat? mais à condition d’insérer une clause de révision qui permettrait de revenir sur ce document un an plus tard, fin 2009.














