ROME, 14 oct 2008 (AFP). Le ministre italien des Affaires étrangères Franco Frattini a plaidé mardi pour une « flexibilité » des engagements pris par l’Union européenne (UE) pour lutter contre le réchauffement climatique, notant qu’ils coûteraient plus d’un point de PIB à Rome.
A la veille du sommet de Bruxelles, le chef de la diplomatie a réclamé que l’adoption de ces engagements « soient accompagnés d’une étude d’impact sur l’économie réelle », dans des déclarations devant la Commission des affaires européennes du Parlement, rapportées par l’agence Ansa.
Si le « paquet » européen sur le climat était adopté comme il a été formulé, « le coût pour la seule Italie sera de 1,14 point du PIB », a-t-il noté.
L’objectif global de réduction des émissions de gaz à effet de serre de 20% en 2020 « ne doit pas être évalué uniquement sur des critères politiques mais aussi au regard du rapport coût-bénéfice », a-t-il expliqué, assurant que la position de l’Italie était soutenue par d’autres pays.
La « patronne » des patrons italiens, Emma Marcegaglia, s’est déjà prononcée, dans une déclaration conjointe avec son homologue allemand Jurgen Thumann, pour un renvoi de ces engagements en raison de la crise financière.
Le président de la Commission européenne Jose Manuel Barroso a exhorté les dirigeants européens mardi, à la veille du sommet de Bruxelles, à tenir leur engagement de lutte contre le réchauffement malgré la crise.
« J’espère que l’éthique de la responsabilité l’emportera sur les préoccupations à court terme », a-t-il lancé au cours d’une conférence de presse en rappelant aux pays de l’UE « l’engagement pris à l’unanimité l’an dernier, sous présidence allemande, et proclamé dans le monde entier ».














