LUXEMBOURG, 20 oct 2008 (AFP). Le plan de lutte européen pour le climat a « besoin de changements profonds », et nous espérons qu’une « vraie négociation va s’engager », a déclaré lundi la ministre italienne de l’Environnement Stefania Prestigiacomo, à son arrivée à Luxembourg pour une réunion avec ses homologues.
« Le paquet tel qu’il est ne nous convient pas. Il est insupportable. Il a besoin de changements profonds », a-t-elle affirmé à la presse peu avant le début de la réunion.
« Nous ne sommes pas seuls sur cette position. C’est notoire », a-t-elle souligné.
« Nous demandons une clause de révision. Nous espérons que maintenant une vraie négociation va s’ouvrir. Nous sommes ici avec de bonnes intentions. Nous demandons beaucoup de modifications et nous espérons qu’elles seront prises en compte », a-t-elle conclu.
L’UE s’est fixée comme objectifs pour 2020 de réduire de 20% ses émissions de gaz à effet de serre, de parvenir à 20% d’énergies renouvelables dans la consommation et à 20% d’économies d’énergie.
L’Italie estime que le coût du plan pour l’économie nationale est de l’ordre de 25 milliards d’euros par an, un chiffre contesté par la Commission qui parle de 9 à 12 milliards.
Les discussions ont été très tendues la semaine dernière lors du sommet de Bruxelles en partie consacré au climat.
Un accord a été donné à la poursuite des négociations à la condition expresse que les situations spécifiques de chaque pays soient prises en compte et que la décision finale soit prise « à l’unanimité » par les chefs d’Etat et de gouvernement lors de leur prochain sommet, les 11 et 12 décembre.














