BERLIN, 1 oct 2008 (AFP). Le gouvernement allemand a érigé la protection des mers au rang de « priorité » en adoptant mercredi un document d’orientation stratégique qui prône une utilisation mesurée des ressources marines.
Cette « Stratégie nationale pour l’utilisation pérenne et la protection des mers », est un « concept global » aux objectifs « ambitieux », élaboré par plusieurs ministères, a indiqué le ministre de l’Environnement Sigmar Gabriel dans un communiqué.
L’Allemagne y affiche notamment sa détermination à lutter « contre les répercussions du chalutage de grands fonds » et à réclamer « une limitation plus forte de la pêche par l’Union européenne ».
« Il est décisif que la protection des milieux marins devienne un pilier de la politique (allemande), et ce, même s’il doit par exemple y avoir des conflits d’intérêt avec la pêche », a dit M. Gabriel.
Berlin est partisan d’une action européenne plus déterminée en matière de protection des mers.
Avec cette « stratégie » nationale, « il s’agit de désigner des instruments et de fixer des objectifs pour protéger les écosystèmes des mers et des côtes, qui sont menacés par la surpêche, la pollution par rejets toxiques et le trafic maritime croissant », a expliqué le porte-parole adjoint du gouvernement Thomas Steg.
« Il ne s’agit pas d’émettre des interdictions de pêche » mais d’encourager une pêche de qualité, « qui ne mette pas en danger les réserves » marines et qui permette la reconstitution des stocks « dans les eaux allemandes », a-t-il ajouté.
L’Allemagne a une flotte de pêche modeste, d’un tonnage près de neuf fois inférieur à celui de la Grèce, sept à huit fois inférieur à ceux de l’Italie ou de l’Espagne, qui est l’un des pays qui pratique le plus le chalutage de grands fonds.














