PARIS, 10 sept 2008 (AFP). Une étude sur les agrocarburants, réalisée par un laboratoire de l’Ecole des mines de Paris à la demande de l’Association des régions de France (ARF), conclut à la nécessité d’une approche circonstanciée du développement des agrocarburants, en fonction de tous leurs impacts prévisibles.
Chargé de la Commission développement durable à l’ARF, Didier Jouve a déclaré, lors d’une conférence de presse, que « l’idée force » qui se dégage de cette étude est qu’il ne peut y avoir « une seule réponse », pour ou contre le développement de tel ou tel agrocarburant, mais que celle-ci dépend d’une série d’éléments.
Les auteurs de l’étude, qui ont passé au prisme de leur analyse 13 études déjà publiées sur la question, ont cité notamment les problèmes de déforestation, de consommation en eau, d’appauvrissement des sols, d’usage des surfaces cultivées, de transport ou de type de technologie qui peuvent influer sur les consommations énergétiques…
Pour l’ARF, cette étude montre la nécessité de recourir systématiquement à « une approche globale restituant les enjeux économiques, sociaux et environnementaux » pour la généralisation de tel ou tel procédé, mais aussi d’une « plus grande rigueur dans la conduite des études préalables à toutes initiatives nationales et européennes en matière d’agrocarburants ».
Son président Alain Rousset (PS) appelle d’ores et déjà le gouvernement à « réviser les objectifs affichés en terme d’incorporation d’agrocarburants dans l’essence et le gazole », notamment celui qui place la barre à 10% d’ici 2020.
Pour ce qui concerne les régions elle-même, appelées à intervenir dans le développement ou le financement de ces nouvelles filières, l’ARF prône « la réalisation d’une étude d’impact territorial spécifique, préalable à chaque projet ».
M. Rousset a souhaité que l’étude débouche sur la rédaction d’un guide méthodologique permettant aux régions de se poser toutes les questions nécessaires.














