LONDRES, 10 sept 2008 (AFP). La Grande-Bretagne s’est engagée mercredi à verser 75 millions de livres (93 millions d’euros) au Bangladesh pour la lutte contre les effets du réchauffement climatique, à l’occasion d’une conférence à Londres destinée à mobiliser les donateurs.
La Grande-Bretagne et le Bangladesh, pays d’Asie du Sud ravagé par les cyclones et les inondations, ont appelé les autres nations à finaliser un accord remplaçant le protocole de Kyoto, qui vient à échéance en 2012, lors de la conférence de Copenhague en décembre 2009.
Le ministre britannique du Développement international, Douglas Alexander, a averti que des millions de personnes au Bangladesh étaient directement menacées si aucune mesure n’était rapidement prise pour réduire les émissions de gaz à effet de serre.
« Le changement climatique est la crise d’aujourd’hui, pas le risque de demain, et affecte déjà des millions de personnes au Bangladesh », a déclaré M. Alexander, tout en félicitant les autorités bangladaises pour leur « approche innovante » du problème.
« Mais l’adaptation sur le terrain n’est pas suffisante », a-t-il prévenu. « Nous pensons que l’on peut faire plus à un échelon mondial ».
A. B. Mirza Azizul Islam, conseiller en finances auprès du gouvernement du Bangladesh, a établi un lien direct entre le réchauffement climatique et les intempéries qui dévastent son pays.
« La fréquence des inondations et des cyclones a augmenté de manière perceptible en raison du changement climatique », a-t-il assuré.
Il a estimé à 6 milliards de dollars sur 15 ans les besoins en financement du pays pour construire des barrages, des abris contre les cyclones, planter des arbres dans les zones côtières et développer les infrastructures permettant de lutter contre les catastrophes naturelles.
Le Bangladesh, dont une bonne partie du territoire se situe juste au niveau de la mer, est irrigué par 230 cours d’eau.
Chaque année, entre juin et septembre, les pluies de mousson qui s’abattent sur la région font déborder les rivières, submergeant au moins 20% des terres.
En 2007, des inondations avaient recouvert 40% du territoire de ce pays pauvre, tuant plus de 1.000 personnes et faisant des millions de déplacés.














