8 septembre 2008

LONDRES, 8 sept 2008 (AFP). Le lobby anti-OGM dans les pays occidentaux freine le recours aux nouvelles technologies en matière d’agriculture qui pourraient aider à nourrir le continent africain, a estimé lundi l’ancien conseiller scientifique du gouvernement britannique.

Notre avis (NLDR ecolopop indépendante de l’AFP) : Sir David King , ancien conseiller du gouvernement de Tony Blair, a un discours plutôt controversé en matière d’environnement. Il dénonce notamment l’attitude des écologistes face aux nouvelles technologies comme le nucléaire, ou les OGM dont l’article ci dessous est une défense très subjective… A lire, non sans intérêt,  avec des pincettes.

« L’attitude de l’Occident qui se tourne vers les cultures bio -un style de vie pour ces pays en surplus alimentaire- et s’oppose aux nouvelles technologies agricoles en général et aux OGM en particulier, a été adoptée dans toute l’Afrique, à l’exception de l’Afrique du Sud, avec des conséquences dévastatrices », a déclaré David King lors d’un discours au Festival des sciences à Liverpool (nord-ouest).

Le Pr King a notamment montré du doigt certaines ONG ou associations écologistes ainsi que des organismes internationaux comme le Programme des Nations unies pour l’environnement (Pnue). Il leur reproche de soutenir l’agriculture traditionnelle en Afrique, au détriment des nouvelles cultures transgéniques, controversées en Occident, mais mieux adaptées au continent africain selon lui.

« Or il a été prouvé que (l’agriculture traditionnelle) ne permet pas de produire la nourriture nécessaire pour la population croissante d’Afrique », a-t-il expliqué avant son discours, prévu dans la soirée.

« La souffrance sur ce continent est en grande partie le résultat d’attitudes en Occident qui sont hostiles à la science et à la technologie », a estimé l’ancien conseiller du gouvernement, qui a démissionné en décembre dernier.

« Ils sont contre le recours aux cultures transgéniques, qui pourraient permettre de mettre au point des plantes permettant de faire face à la salinité accrue de l’eau, aux inondations pour les cultures de riz, ou de résister à la sécheresse », a-t-il ajouté.