PARIS, 25 sept 2008 (AFP). Le constructeur naval militaire français DCNS étudie la création d’une filiale commune avec Veolia dans les services, dans le cadre de la stratégie de diversification de son activité, annonce un dirigeant dans le Figaro de jeudi.
« D’ici à dix ans, nous voulons (…) faire passer le poids des commandes militaires françaises dans notre activité de 75% aujourd’hui à 50% », explique Bernard Planchais, directeur général délégué de DCNS.
Pour cela, le constructeur naval souhaite se développer à l’international et dans d’autres activités comme le nucléaire civil ou les services.
« Nous réfléchissons à la création d’une filiale dans laquelle Veolia sera majoritaire pour proposer des services non seulement aux bases militaires mais aussi à l’industrie », déclare M. Planchais.
Par ailleurs, DCNS « participera activement à la réflexion souhaitée par le président sur le rapprochement accru entre les deux grands chantiers implantés en France », répète le PDG de DCNS Jean-Marie Poimboeuf.
Nicolas Sarkozy a en effet évoqué récemment l’éventualité d’un rapprochement entre les ex-Chantiers de l’Atlantique, passés sous contrôle du sud-coréen STX, et DCNS (détenu à 75% par l’Etat et 25% par Thales).
« La réflexion doit intégrer la dimension franco-française, ainsi que la dimension européenne avec la nécessaire structuration d’une industrie navale trop morcelée », souligne M. Poimboeuf.
« Une coopération avec les Chantiers de l’Atlantique a du sens dans les grands navires », selon M. Planchais.
Evoquant les conséquences du Livre blanc sur la défense, qui se traduira notamment par la construction de 11 frégates multi-missions FREMM au lieu de 17 prévues initialement, M. Planchais assure que DCNS se réorganise « sans plan social ».
« Nous discutons avec notre client (l’Etat, ndlr) sur l’étalement des livraisons de frégates qui devrait passer de une frégate tous les 7 mois à une frégate tous les 10 à 12 mois », explique-t-il.














