ABIDJAN, 19 sept 2008 (AFP). L’épidémie de grippe aviaire qui a sévi en 2006 en Côte d’Ivoire a provoqué une perte de plus de 18 milliards de FCFA (environ 27 millions d’euros) pour la filière avicole du pays, a affirmé vendredi le ministre ivoirien de l’Intégration africaine, Amadou Koné.
« Deux ans après la découverte de l’épizootie, les pertes indirectes induites s’élèvent à plus de 18 milliards de FCFA », a déclaré M. Koné, soulignant toutefois que « les séances d’abattage sanitaires effectuées dès l’apparition de la maladie n’ont pas permis d’évaluer les pertes directes liées à la morbidité ».
Le ministre ivoirien a également estimé à « près de 4.500 emplois perdus de manière durable et 15.000 autres emplois menacés sur un total de 30.000 emplois direct qu’offre le secteur de l’aviculture ».
M. Koné s’exprimait lors d’une rencontre vendredi de représentants des quinze pays de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao), en vue de déterminer les « impacts socio-économiques de la grippe aviaire, pour la relance des filières avicoles en Afrique de l’Ouest ».
Le 3 septembre, une dizaine de pays africains frappés ces deux dernières années par la grippe aviaire se sont réunis à Abidjan pour renforcer leurs mesures de lutte, après la découverte à la mi-août au Nigeria d’une souche mortelle du virus.
La filière avicole ivoirienne, dont le cheptel est évalué à 30 millions de volailles, enregistre un chiffre d’affaires annuel de 40 Mds de FCFA (61,5 M d’euros).
Cette filière joue un rôle très important dans la sécurité alimentaire et nutritionnelle, la lutte contre la pauvreté et le développement durable, selon les spécialistes.














